Le discours explore l’importance de l’amour, de l’intuition, de la persévérance, du lâcher prise et de la compréhension du karma pour le développement spirituel et la connexion avec les maîtres et la hiérarchie cosmique.
Comment est le centre de rassemblement des bonnes volontés à quelque niveau que ce soit afin d’aller à une prochaine approximation à l’humain.
Je vous souhaite la bienvenue non seulement dans mon discours mais aussi dans mon cœur.
Car il est vrai que pour ceux qui ont l’habitude depuis quelques temps de m’écouter parler ces personnes là vont penser que c’était que c’est uniquement au niveau mental que j’entretiens la relation.
Et je fais donc surtout une relation d’intelligence à intelligence.
En fait, il ne faut pas oublier que dès que l’on fait appel à un guide et ceci quel que soit son niveau, mais à partir du moment où c’est un guide vivant, un guide réel et non pas une forme astrale. Un guide qui donc garde son unité mentale inchangée après le passage de la mort.
Lorsque donc l’on a affaire à ce genre d’individu, il faut savoir que même si la relation s’est à ce moment sur l’intelligence cette intelligence s’articule grâce à l’amour. C’est donc toujours de l’amour qui coule de la part du guide et de la bouche du guide et quel que soit son niveau.
Il ne faut pas imaginer qu’un guide soit uniquement celui qui va enseigner, distribuer les bonnes pensées, distribuer le bon enseignement, revenir sur des points. Il faut aussi penser que s’il fait cette chose là ce n’est pas pour la brillance de l’intelligence qu’il veut développer chez les hommes mais c’est uniquement par la flamme de l’amour. Pourquoi est-ce que je tiens à revenir sur ce point ?
Je tiens à y revenir pour que vous même lorsque vous aurez soit à enseigner, soit à être d’une quelconque manière un éducateur ou de temps en temps un informateur placez vous toujours au niveau du cœur pour placer votre information.
Afin qu’elle soit reçue.
Si vous ne placez pas votre information comme je le nomme du cœur vous parlerez donc avec la tête et c’est donc comme si vous donniez à la personne une copie vide.
Il n’y a pas l’énergie à l’intérieur.
Ce qui fait donc la puissance du verbe que ce soit lors du rituel, que ce soit lors de l’exorcisme, lors de la guérison ou lors de l’enseignement ou lors du conseil donné à un ami ou à un enfant. Ce qui fait la puissance du verbe ce n’est pas la puissance dont l’homme va disposer de par lui même. Parce qu’il appartient par exemple à un rayon d’énergie de puissance.
Ou d’énergie au parti dispose d’une forte personnalité ou d’un fort magnétisme.
Ce qui représente la puissance du verbe c’est l’amour qu’il y a dans ce verbe.
Pourquoi l’amour ? Et en ce sens pour expliquer pourquoi l’amour, il faut que j’explique ce qu’est l’amour.
L’amour n’est pas simplement le fait d’aimer quelqu’un comme le plus souvent l’homme l’interprète c’est à dire préféré quelqu’un à une autre personne. L’amour que l’on rencontre en fait le plus généralement dans le cœur des hommes c’est celui là.
Je préfère celui-ci je préfère un tel, je préfère une telle.
Et si vous analysez profondément vos sentiments, vous apercevrez que c’est une question de préférence sur une échelle. Ce qui fait que selon que vous allez préférer un être ou un autre, vous allez vous même dire cette personne je l’aime bien ou cette personne je l’aime.
Pourquoi est-ce que je remplace le mot amour qu’utilisent les hommes par le mot préférence ? Tout simplement parce que dans le cœur des gens le plus généralement possible ce n’est en fait pas l’amour qui existe mais le système de la ressemblance. Ce n’est absolument pas en fait la qualité du cœur qui va vibrer et emporter un sentiment noble dans un homme. Non absolument pas.
C’est tout au contraire plutôt un système de ressemblance qui fait que l’homme va se sentir bien avec un autre et puis s’il se sent bien, il ne sera pas dans un système de défense et puis s’il n’aura pas à guerroyer avec cet individu, il va donc sentir un sentiment de sécurité, de paix, d’harmonie.
Sentiment qui peut aller jusqu’à une affection profonde mais en fait ce n’est pas là la qualité du cœur. Qu’est-ce que j’appelle donc la qualité du cœur ? J’appelle qualité du cœur un cœur qui se place au delà des préférences pour simplement regarder chacun et être capable de lui donner ce dont il a besoin. Et j’insiste sur ce fait, être au delà des préférences et être face à quelqu’un et savoir lui donner ce dont il a besoin, c’est cela l’amour. Ce n’est donc pas spécialement se sentir bien avec quelqu’un, ce n’est pas spécialement faire faveur à quelqu’un c’est tout simplement être là pour lui quand il en aura besoin et être totalement disponible en fait. L’amour selon notre sens et j’insiste là dessus cela est notre sens dont je ne vous oblige pas à imiter ce que nous croyons. Nous discutons simplement de notre réalité. Si vous décidez que votre réalité doit être différente et bien vous pouvez l’assumer pour nous il n’y a aucun problème. Vous avez suffisamment le recours à la liberté pour pouvoir vivre le monde dont vous avez envie. Seulement si vous êtes là c’est que vous êtes là pour m’entendre un peu parler de notre réalité et dans la mesure où cette réalité vous intéresse et semble quelque part pouvoir améliorer votre réalité alors je vais vous la décrire.
Pour nous l’amour est un état d’ouverture. Ce n’est pas que nous ayons un sentiment spécial pour un quelconque être humain, pour une nation, pour un groupe ou pour un groupe d’âme ou pour des disciples, pour des initiés.
Nous sommes simplement en état d’ouverture.
Ce qui fait que le plus petit comme le plus grand trouvera chez nous de quoi manger, de quoi boire, de quoi se soulager. Qu’est-ce que je veux dire par boire, manger, se soulager ? Par boire, je veux dire qu’il recevra toujours de notre part l’élan vital dont il a besoin pour sustenter sa vie.
C’est à dire que la hiérarchie continuera à travers les âges de transformer les différentes énergies cosmiques en provenance d’autres loges, d’autres systèmes comme les loges de constellations éloignées cette hiérarchie continuera à transformer les énergies pour que la distribution sur la surface de la terre se fasse sans aucun danger.
Ça c’est l’eau spirituelle que nous donnons aux hommes.
C’est le boire sur lequel ils peuvent toujours compter et quel est le manger sur lequel il pourra toujours compter ?
Et bien le manger ce sont d’abord occasionnellement les passages de grands initiés ou de grands maîtres que vous vous appelez entre autres les messies et qui sont offerts à l’humanité comme tout autant aussi lors de la messe ou autre forme de rituel. Puis ce sont aussi tous les conseils qui sont donnés et qui n’utilisent pas forcément les grands initiés de la planète mais qui parfois utilisent tout simplement un voisin.
Un voisin suffisamment sensible pour être inspiré.
Le voisin ne sait pas qu’il vient de recevoir cette inspiration et selon lui souvent c’est son simple bon sens qui lui dit de faire les choses.
Et pourtant voyez vous il n’y a pas que des facteurs cosmiques que nous utilisons. Il y a aussi des petits facteurs de quartier parce que les messages qui sont à distribuer sont de tout instant et de toute nature.
Alors pour dire à quelqu’un qui se trouve dans une dépression nerveuse et bien ne t’inquiètes pas, cela va passer, soit un peu patient. Pour lui donner ce message, nous n’allons pas réveiller un yogi de l’Himalaya, lui faire prendre l’avion, lui donner une carte et une boussole pour qu’il vous trouve dans votre petit quartier. Et pourquoi je vous le dis, nous n’utilisons pas que les facteurs cosmiques, il y a aussi les petits facteurs de quartier. Et ces petits facteurs ne savent pas pour autant qu’ils sont les facteurs du bon dieu.
Parce qu’il n’y a pas une voix dans leur tête qui leur dit et bien ce matin tu vas rencontrer madame X et tu vas lui dire ceci.
Cela se passe d’une façon beaucoup plus naturelle et c’est pour cela que Dieu semble invisible aux hommes voyez vous. C’est parce que Dieu est très naturel, profondément naturel.
Il n’est pas celui qui à grand coup de théâtre va amonceler les nu dans le ciel pour faire entendre sa grosse voix et dire à monsieur Pierre garde courage et les ennuis vont passer.
Il est très naturel.
Donc il va simplement utiliser le bon cœur du voisin de Pierre et déposer dans son bon cœur ce matin là un peu plus d’attention pour Pierre lorsqu’il va le croiser. Et en écoutant le récit de la vie de Pierre, il va lui dire ne t’inquiètes pas voisin, pense à tous les amis que tu as, appuie toi sur ce beau soleil de l’amitié et tu verras que tu auras la force d’attendre de meilleurs jours. Ce qui fait que chaque être humain peut être le petit facteur du bon dieu ou de la hiérarchie. Même si vous n’entendez pas la grande voix de Dieu, vous sussurerez ce que vous devez faire, ce que vous devez dire. La meilleure façon d’entendre la voix du bon dieu ou la voix du maître ou la voix de la sagesse aussi tout simplement c’est en mettant un cœur pur et un cœur ouvert. Beaucoup d’individus font l’erreur de penser que une communication quelconque qu’elle soit avec un guide, avec leur propre âme, avec Dieu ou avec la sagesse, une communication quelconque va devoir passer par le même système que le téléphone c’est à dire je compose le numéro je pose ma question et j’entends la réponse donc je peux la répéter.
Les choses ne se passent pas comme cela.
Donc il faut imaginer que le silence sera la note majeure dans toute cette communication et c’est ce qui trouble le disciple ou celui qui s’efforce à une communication, à une inspiration. Dans un premier temps il va n’entendre que du silence et bien qu’il va conclure je n’ai pas de réponse aujourd’hui. Je n’ai rien entendu, je n’ai rien vu, je n’ai rien pu supposer, je n’ai rien pu mentaliser.
Il faut savoir que la communication se passe d’une autre manière et c’est pourquoi le silence est absolument nécessaire et il faut dédramatiser ce silence. Comment la communication se passe t-elle donc ?
Que ce soit pour parler à un guide, à sa propre âme ou interroger tout simplement la providence du ciel.
Et bien il faut après un bon moment de calme vécu profondément il faut lancer la préoccupation lancer la question exactement comme vous lanceriez un caillou dans l’eau en imaginant que depuis le centre où le caillou a créé l’impact donc depuis le centre où cette pensée est connue c’est à dire votre cerveau, pensez qu’elle s’agrandit par auréole.
Et qu’ainsi votre substance mentale consciente de l’interrogation qu’elle qu’elle comporte, votre substance mentale va aller rejoindre l’espace.
Il faut poser la question à l’espace. Non pas parce que c’est l’espace qui va répondre mais tout simplement parce que c’est dans l’espace qu’il y aura la communication.
Une fois que vous avez lancé la question il ne faut pas s’interroger sur ce que vous allez recevoir et donc attendre un symbole, une lumière, une réponse, une note, une inspiration, une vision. Au contraire, vous lancez la chose et vous n’attendez rien. Vous terminez votre méditation et vous passez à toute autre chose. Mais le soir vous recommencez l’affaire.
Renvoyez la question. Dispersez la dans l’espace en la gonflant comme un ballon et de nouveau fermez votre méditation et ne vous occupez plus de rien.
Le lendemain vous recommencez. Le matin j’envoie ma question, je ferme ma méditation et je ne m’occupe de rien et le soir de nouveau et vous faites cela pendant trois jours. Et vous verrez que après ces trois jours, d’une manière ou d’une autre quelque chose viendra vers vous. Soit vous aurez l’intuition de la réponse, l’intuition de ce que vous devez faire ou penser. Soit pour ceux qui sont les plus sensibles et les plus réceptifs vous aurez une forme de réception consciente de la chose voir même une réception télépathique. Vous pouvez aussi avoir un rêve ou vous pouvez être guidé vers quelqu’un qui vous donne la réponse ou qui vous fait part de son expérience et son expérience ressemble à la votre et contient la réponse ou vous serez amené à regarder dans un livre, à un chapitre qui est très précis qui éclaircit pour vous la situation. Il ne faut donc pas être restrictif dans la manière dont la réponse vous sera donnée, il faut être ouvert. Pourquoi est-ce qu’il faut être ouvert ?
Vous pouvez me dire que la réponse pourrait se faire plus facilement, plus naturellement si elle était reçue directement par le cerveau humain comme par télépathie ou comme par intuition.
Là je dois dire que la chose n’est pas toujours possible et cela ne dépend pas uniquement de l’être humain lui même mais aussi de son destin, du type d’énergie dont il est entouré.
Pour un individu qui ayant un destin particulier, un destin propre et qui doit étudier telle ou telle matière, assumer telle ou telle responsabilité. Pour donc un individu qui est typé il faut savoir que la réception, la relation avec le cosmique sera aussi typée. Ce qui veut dire que malheureusement un homme lorsqu’il va s’ouvrir au cosmos pour avoir relation avec lui cette relation sera typée par les énergies avec lesquelles il est né.
On peut appeler cela l’horoscope par exemple.
Ce qui fait qu’un certain individu sera plus à l’aise dans une réception sensitive comme dans le cas des médiums ou des télépathes tandis qu’un autre individu sera plus sensible et beaucoup plus fort dans une réception mentale.
Ce qui fait que le guide ou la hiérarchie devra orienter sans cesse cet individu plutôt vers les livres que de révéler les substances à révéler par intuition ou par vision.
Mais il ne faut pas croire qu’une méthode est meilleure que l’autre.
Du moment que l’on arrive au but les méthodes sont bonnes. Ce sont les hommes qui sont seuls sont mécontents de ne pas pouvoir faire comme ou de ne pas avoir accès à il faut savoir que les accès sont tous possibles mais il y a des clés différentes.
Alors pour celui dont le mental est fort chargé, fort construit et parce que cela est son outil, pour celui là la clé principale sera le mot, le livre, le chapitre, la définition. Et pour l’autre ce sera la vision, l’éclair, l’intuition. Ce qui ne veut pas dire que celui qui est voué à la lecture ne pourra jamais connaître l’intuition, au contraire car au bout du chemin chaque individu doit savoir développer un seul et même sens qui est le sens de l’âme.
On appelle cela l’intuition supérieure.
Mais avant que chaque individu ait développé le sens suprême de l’âme, cette intuition fantastique et bien chacun va aller avec les outils de parcours. Et il y a ceux qui emploieront d’avantage l’équerre et le compas tandis que d’autres emploieront plus volontiers les ciseaux et le marteau et chacun fera un bel ouvrage parce que l’important c’est que l’ouvrage soit fait.
Donc il ne faut pas que vous vous classiez vous même en je suis capable et je ne suis pas capable ou je fais ceci mais je préférerais faire autre chose. Assumez ce qui est votre identité et vous verrez que en manipulant bien les outils que vous avez déjà à la portée vous pourrez dépasser ces outils et obtenir cette grande intuition qu’en fait tout homme cherche. Parce que que cherche le disciple en réalité ?
Lorsqu’il s’efforce à la méditation, lorsqu’il s’efforce à la contemplation, lorsqu’il s’efforce à ouvrir un chakra lorsqu’il veut absolument voir Dieu, lorsqu’il est capable de payer n’importe quelle somme et de courir n’importe quel danger pour pouvoir ouvrir le chakra coronal par exemple, que cherche t-il ? Il cherche cette grande intuition qui est le sens
de là. Et qu’est-ce que c’est que cette intuition ? Pour que vous compreniez votre élan de spiritualité, pour que vous compreniez les risques que vous êtes capable parfois de courir, il faut que vous compreniez ce que vous cherchez.
Tout le monde cherche l’intuition. Sans savoir vraiment ce que c’est, mais tout le monde y court après. Parce que tout le monde sait de façon inconsciente que l’intuition, c’est ce qui va pouvoir permettre de toucher le doigt de Dieu ou sentir le doigt de Dieu, connaître le regard de Dieu. C’est ce qui va permettre aussi de plonger dans le cosmos, de sentir la nature du cosmos. Exactement comme un plongeur lorsqu’il plonge dans l’océan est heureux de sentir l’eau sous son ventre, sa température, sa consistance, il a une expérience directe.
Tout le monde cherche l’expérience directe avec le cosmos. Et cette expérience directe n’est possible que dans le cas où l’intuition s’est réveillée. Qu’elle ne se réveille que pour une seconde, que pour une minute ou pour la vie entière, il n’y a que par elle que la communion est possible.
Donc, comment allons-nous favoriser le réveil de cette intuition ? Il faut comprendre que l’intuition, ce n’est pas seulement le concept trop vastement utilisé par les hommes, l’intuition égale la capacité de comprendre quelque chose ou de pressentir quelque chose. Dans le cas de l’âme, l’intuition est le véritable sens qui permet d’expérimenter un état supérieur à celui de l’état humain incarné. C’est-à-dire que par ce sens de l’âme développé, l’homme va pouvoir expérimenter sa nature divine.
Comment va-t-on donc réveiller cette intuition ?
Il faut commencer par des choses simples, mais malheureusement les choses simples n’intéressent pas les hommes.
Ils veulent faire tout de suite quelque chose de très compliqué comme ouvrir un chakra, assister à de longs séminaires, avaler des immenses livres. Ils veulent tout de suite se jeter au pied d’un gourou ou s’encombrer d’un immense mantra qu’ils n’arrivent même pas à répéter et dont et qu’ils doivent écrire sur du papier pour se le rappeler.
Par contre, faire des choses aussi simples que celles annoncées sans arrêt par tous les initiés, par tous les prophètes et tous les disciples, ces choses-là n’intéressent personne. Parce que les choses les plus simples sont en même temps les plus dures à réaliser. Ce sont les choses qui concernent la personnalité elle-même.
Et que disent les initiés ?
Ils conseillent aux hommes pour réveiller ce grand sens de l’âme qui est l’intuition, ils conseillent aux hommes de ne pas juger, de ne pas voler, de ne pas mal se comporter, avoir toujours dans le cœur un peu de foi, pas forcément beaucoup, mais juste un petit peu. Exactement comme il faut toujours un peu de feu dans un foyer pour que le foyer soit chaleureux. Dans la maison qui est l’homme, il faut toujours un petit coin où il y a la foi.
C’est indispensable.
Il ne peut pas y avoir de lumière, de chaleur, de bien-être à l’intérieur de soi s’il n’y a pas ce petit feu d’allumé. Ce qui ne veut pas dire que je conseille la grande foi religieuse très chrétienne et catholique, absolument pas. Je parle de la foi dans le sens où c’est un état dans lequel l’homme garde toujours l’espoir du meilleur, que ce soit par intervention divine ou par intervention humaine d’ailleurs. Espoir du meilleur. Espoir dans la possibilité de se perfectionner.
Chaque fois qu’il y a ce petit feu d’allumé, même s’il a été profondément matérialiste, c’est déjà un homme de foi à nos yeux. Alors qu’un homme qui prierait tous les jours et qui porterait une robe catholique ou d’un autre ordre, mais si celui-là ne permet à aucun de s’exprimer, juge tout ce qui bouge et n’accorde jamais de valeur à ce qui existe, celui-là n’a aucune foi.
Même s’il croit en Dieu, il a peut-être une croyance, mais il n’a pas la foi. Parce que la foi, c’est aussi quelque part une façon d’aimer.
Lorsque j’admets que l’autre va pouvoir se transformer, lorsque je lui laisse l’espace, que ce soit dans ma tête ou dans son univers à lui. Et lorsque je lui laisse l’espace pour qu’il puisse se transformer, lorsque mon jugement ne fait pas poids sur sa vie, c’est un acte d’amour vis-à-vis de la personne. La foi, c’est de l’amour et la croyance, c’est de la haine. Et c’est pour cela que ceux qui ont tant de croyances sont capables de haïr autant. Sont capables de tuer, que ce soit au nom de leur ordre, au nom de leur Dieu, au nom de leur politique, au nom de leur argent. Parce que l’on peut croire en des choses très différentes, cela va de Dieu jusqu’à la bourse. Les financiers sont de très grands croyants.
Ils croient énormément à l’argent. L’argent est leur Dieu, ils croient énormément à la bourse. La bourse est leur église. Et à cause de cette croyance, ils sont capables de martyriser tous les peuples parce qu’ils veulent enrichir leur église et ils veulent propager leur croyance.
L’esprit de la croyance est donc quelque chose que l’on retrouve comme comme comportement de base dans toutes les expressions humaines, que ce soit les expressions très matérialistes, très philosophiques ou très religieuses. Tandis que l’amour, l’amour lui seul va inspirer un réel comportement de disciple ou bien un réel comportement de philosophe ou un réel comportement d’humaniste.
Alors, quel est cet amour pour nous ? Pour nous, cet amour est la faculté qu’a l’homme de savoir non seulement être disponible aux autres, comme je l’ai dit tout à l’heure, mais aussi disponible à lui-même.
Donc, être capable de se renouveler. Il est capable de saisir toutes les occasions pour se transformer. Il est donc quelqu’un de très malléable et non pas influençable, mais quelqu’un de suffisamment souple pour accepter que le doigté du maître vienne le modeler exactement comme on modèle une boule d’argile. Ce qui ne veut pas dire que chaque homme va être entre les mains d’un maître et va obéir aux impulsions de la main du maître pour que le maître le rende dodu ou angulaire ou de quelque forme qu’il aura décidé, absolument pas. Le maître ne va faire que accentuer les qualités potentielles du disciple. Il ne va pas les créer chez le disciple, jamais. Ce qui veut dire que donc le maître pour aider son disciple aura toujours besoin de l’accord du disciple. C’est pourquoi la relation entre maître et disciple reposera toujours éternellement sur ce grand pacte qui est la confiance entre les deux. Parce que si le disciple n’a pas confiance dans son maître, soit parce qu’il n’est pas sûr que ce soit vraiment un maître ou de son maître, alors tous les efforts qui seront demandés, toutes les impulsions qui seront envoyées depuis le maître ne seront pas reçues par le disciple. Et là est une deuxième qualité pour éveiller l’intuition, la confiance dans le maître. Être souple sous la main du maître.
Ce qui ne veut pas dire que vous devez devenir des êtres sans volonté et attendre toujours que ce soit le maître qui vous indique ceci, qui vous transforme en cela, absolument pas. N’oubliez pas que le maître est quelqu’un qui va vous pousser dans la direction où vous allez. Le maître est exactement le vent sur l’océan. Vous, vous êtes le bateau.
L’océan, c’est la vie et le continent, c’est votre but. Et lorsque le maître voit que vous avez fabriqué vos voiles, que vous avez sorti les rames et que vous vous mettez à ramer et que vous savez vous servir du peu de vent que la nature offre, lorsqu’il voit donc que toutes ces qualités sont sorties, c’est lui qui se lève et qui vient souffler dans les voiles, mais il ne va ni ramer pour vous, ni construire les voiles ou les rames ou le bateau pour vous.
Au contraire.
Ce sont les preuves minimales que la hiérarchie attend de chaque humain, savoir construire son bateau, sortir ses voiles, sortir ses rames.
Il faut que chaque homme ait un minimum donc d’efforts à fournir.
Mais une fois qu’il a démontré sa bonne volonté en sortant les rames et les voiles, alors le vent lui est donné en surplus.
C’est pour cela qu’aucun disciple suffisamment motivé dans la vie, que ce soit motivé pour faire du bien aux hommes ou motivé pour servir les maîtres, aucun de ces disciples ne doit craindre de ne pas être soutenu ou regardé ou de ne pas accomplir la parole du maître ou de Dieu si l’on imagine un concept un peu plus grand.
A partir du moment où la motivation du disciple est sincère, où il a sorti ses voiles, il a sorti ses rames, il a commencé déjà à ramer, à ce moment-là, le maître vient aider. De quelle manière va-t-il l’aider ? Il ne va pas apparaître sur le bateau et voilà encore un autre problème, c’est que les disciples attendent l’apparition du maître ou la manifestation de sa volonté de façon évidente. Non, le maître ne va pas arriver sur le pont du navire et dire « Et bien voilà le cap choisi pour toi et ton bateau. Voilà où tu dois aller, voilà la distance que tu vas parcourir, voilà les réserves d’eau et de nourriture. »
Au contraire, le maître va rester invisible parce qu’il faut fournir une autre preuve.
Tu as fourni la preuve de ta bonne volonté en mettant ton bateau à la mer et en commençant à le faire voguer. Et maintenant, tu as la preuve de l’intelligence à donner. Dans un premier temps, c’était la preuve de ta force, la puissance de ton cœur, la motivation de ton cœur. Il fallait que tu montres que tu étais différent des autres hommes qui ne pensent en fait qu’à boire et qu’à manger ou des simples disciples qui se contentent d’être une âme élue un jour par la puissance de leur prière. Et puis à la suite de cela, une preuve d’intelligence à donner. Et c’est là où beaucoup de disciples ont très peur et se retrouvent seuls face à un inconnu qui même en apparence ne comporte pas de solution malgré toutes les réflexions que l’on puisse logiquement se faire. Ce qui ne veut pas dire que la chose est sans solution. Cela veut dire que le maître essaie de te montrer que rien ne peut être résolu par la tête lorsque l’on veut servir le Seigneur et qu’il faut toujours faire appel à la tête supérieure, celle que l’on appelle le mental supérieur, l’intelligence supérieure, celle qui donc ne dépend plus uniquement de l’intelligence du cerveau, des concepts que tu es capable de mettre bout à bout, de faire une belle addition, une belle soustraction, mais l’intelligence qui vient de la partie la plus profonde de l’être et qui est celle qui en communion avec la connaissance du plan va savoir choisir dans l’environnement les éléments qu’il faut pour faire en sorte que telle et telle chose arrive. Ce choix, choisir les éléments qu’il faut, ce choix n’est pas forcément accessible à l’intelligence concrète.
Et c’est pour cela que beaucoup de disciples exposent leur situation au Seigneur et disent « S’il n’y a pas un miracle, je n’y arriverai pas. » Ou certains se disent « S’il n’y a pas intervention de plusieurs amis, je n’y arriverai pas. » Mais lorsqu’il n’y a pas résolution d’une situation par des amis ou par une intervention extérieure, cela veut dire que il faut éventuellement mélanger des éléments qui d’après l’intelligence concrète ne vont pas ensemble.
Qui penserait par exemple à faire du bleu avec du gris et du rouge ?
Personne.
C’est ce que dit l’intelligence concrète. Et pourtant, c’est ce qui cependant doit avoir lieu selon l’intelligence supérieure le plus souvent.
Alors, comment allons-nous nous placer pour que cette cette intelligence supérieure, cette intuition s’articule ?
Puisque ce bateau a été lancé sur l’océan et il a prouvé qu’il pouvait ramer, comment recevoir le souffle du maître pour aller plus loin ? Et que l’on attend donc du disciple qu’il manifeste, qu’il fasse la preuve de son intelligence, nous allons lui conseiller ceci pour qu’il y arrive. Ne jamais plus penser avec les éléments de l’intelligence concrète, de la pensée concrète, de l’analyse si nécessaire en fait pour évoluer en d’autres temps et d’autres circonstances.
Il faut complètement se centrer dans le cœur.
Exactement comme si l’on n’avait plus rien à penser avec la tête. Méditer longuement et profondément dans le chakra du cœur, sans ne plus rien demander, sans ne plus rien envoyer comme interrogation, mais simplement se fixer soi-même dans sa détermination de service. Et ne plus regarder que le mouvement de service que l’on est censé accomplir. Ce qui fait que les éléments extérieurs vont pouvoir soit s’adapter à ce que l’individu souhaite, soit se redéterminer pour que l’individu se trouve en situation du service qu’il commande à son chakra du cœur, donc par la même à son âme. Lorsque l’on se place ainsi dans le chakra du cœur, tout ce que l’on prévoit de faire devient possible, pas forcément de la manière qu’on l’imagine, il faut rester ouvert aux manifestations que l’on attend des individus. Mais tout devient possible.
Pourquoi ?
Le chakra du cœur est l’endroit où on ne va pas simplement rentrer en contact avec des maîtres, avec des guides ou avec l’âme. C’est aussi l’endroit où l’on va régénérer les énergies.
Il faut imaginer cela comme la roue à aube d’un moulin.
Et cette roue à aube est immobile tant que l’homme ne pense pas à diffuser. L’esprit de l’homme, la volonté de l’homme, l’amour de l’homme vont faire donc office d’eau et lorsque l’homme va se fixer dans son chakra du cœur avec toutes ses bonnes intentions, tout tout cet amour à donner en service, et bien cette eau va commencer à circuler, faire tourner le chakra. Et le chakra va s’articuler comme un feu de Bengale. Il va commencer à rayonner très loin hors de l’aura de l’individu et puisqu’il y a rayonnement, ces rayons, comme des tentacules, vont chercher à l’extérieur les moyens de manifestation. Tout individu qui veut se voir en manifestation ou en création de quelque chose ou qui veut améliorer une situation, que ce soit un groupe, que ce soit une église, que ce soit même une nation lorsque l’on est un homme politique, et bien il faut connaître cette forme de magie pour pouvoir être renforcé et être exécuté.
Je me place dans le chakra du cœur, je le nourris de bonnes intentions, automatiquement le mouvement commence, le rayonnement a lieu et chaque rayon du chakra du cœur va aller à l’extérieur et chercher des moments et des moyens de synthèse.
Ce qui fait que par exemple, tel rayon va chercher à l’extérieur un associé. C’est le rayon qui choisira l’associé, vous vous ne serez au courant de rien du tout. Vous serez comme chaque jour occupé à votre travail, à vos petits soucis, à votre souci de voir les choses s’améliorer.
Et cependant, ce rayon pendant tout ce temps va chercher comme un radar la personne la mieux adaptée, en tout cas pour l’instant. Et ce rayon va choisir. Le rayon va choisir uniquement par osmose, communion.
Comme un faisceau de lumière, il va balayer l’horizon et à l’endroit où il sera accroché en synthèse, alors il va dire « Voilà l’élu. »
Et à partir de ce moment-là, les deux auras étant déjà en connexion, ces deux auras vont ensuite en considérant les mouvements possibles, la disponibilité de chaque individu, ces deux auras vont préméditer la rencontre des corps et des personnalités.
C’est ce qui fait que lorsque l’on a deux bons disciples en relation par aura, souvent ils se rencontrent d’abord sur le plan astral par le dédoublement lors du sommeil avant de effectivement se rencontrer sur un plan physique. Ce qui fait que lorsqu’ils se retrouvent sur un plan physique, ils se reconnaissent. Soit c’est ouvertement, soit qu’ils se disent « Mais où est-ce que j’ai déjà vu cette personne ? » Ou bien ils se disent « Mais en voyant cette personne, il me semble que je rencontre quelqu’un que je connais déjà, quelqu’un que j’aurais toujours connu. » Il faut savoir que lorsqu’un travail se met en place, lorsque le rayonnement circule, lorsque tous ces petits rayons sortent hors des individus pour aller chercher les moyens de synthèse dans ce monde et dans l’autre, il faut savoir que donc longtemps avant, les auras vont être en communion, en connaissance. Et parfois, et en attendant que la rencontre s’effectue sur le plan physique ne se passe que des mois après la connexion des deux auras, et bien il n’est pas rare de savoir que sur le plan astral, les deux associés chaque nuit élaborent déjà tous leur plan de travail. Ce qui fait que lorsqu’ils se retrouvent sur un plan physique, ils tombent en parfait accord sur tous les points et très étonnés se disent « Mais c’est c’est absolument étonnant comme nous avons les mêmes idées. Comme il est étrange que nous nous entendions sur tout. Que nous ayons le même but, la même approche.
Il faut savoir que si cela se fait pour la spiritualité, cela se fait aussi pour le monde profane car la magie des énergies s’effectue pour toutes les énergies, les bonnes comme les mauvaises.
Et c’est pourquoi il y a des ennemis qui peuvent devenir des alliés dans la mesure où surgit soudainement un troisième ennemi.
Ce qui fait que les deux premiers s’allient pour combattre le troisième.
Et cela n’est pas rare. Cela se passe donc au niveau profane et au niveau spirituel. Et il faut que les hommes et les femmes de la spiritualité soient plus profondément conscients de ce phénomène afin de l’utiliser plus grandement au lieu de l’abandonner aux hommes du monde profane. Car eux ils s’en servent, ils ne connaissent pas le fonctionnement dans le détail occulte comme je viens de le décrire, mais ils savent bien que des sortes de fraternité sous le manteau, sous la table et que le but c’est en fait la nature la mieux partagée. De ce fait, ils n’ont aucun problème à trouver des alliés.
Et c’est comme cela que leur monde est devenu si puissant et c’est comme cela qu’ils arrivent à détenir le pouvoir. Alors que si le disciple était un petit peu plus rassuré dans les pouvoirs dont il dispose, s’il était un petit peu plus conscient de la magie qu’il peut articuler en tout bien et tout honneur sans courir ni faire courir aucun danger, et bien je vous assure que depuis longtemps la majeure partie du monde aurait réglé beaucoup de ses problèmes. Bien sûr, chaque individu serait aux prises avec ce que l’on appelle couramment le karma, mais les sociétés se seraient érigées de façon bien différente.
Mais voilà, il y a d’un côté des hommes profanes qui savent même s’ils en sont inconscients parfaitement utiliser les énergies de leur milieu. Et il y a de l’autre côté des disciples qui s’interrogent sur l’existence ou la non-existence de Dieu, sur le « Suis-je capable ou suis-je incapable ? »
Ce qui fait qu’une grande énergie précieuse est perdue, un temps précieux est perdu.
Quand je dis cela, je ne veux pas que dès demain tous les disciples se précipitent dans une foi intense, dans une certitude intense que ce soit pour profiter de Dieu ou du pouvoir.
Absolument pas.
Mais je dis simplement que les disciples se monopolisent davantage dans une certaine certitude, la certitude de l’action de la lumière du pouvoir de la lumière. Même si ce n’est pas leur pouvoir à eux, mais au moins le pouvoir de la lumière.
Or, aujourd’hui beaucoup trop de disciples beaucoup trop de gens qui ont la foi comme ils disent sont beaucoup trop tièdes.
Ils veulent bien avoir la foi et ici est fort, ils veulent bien croire. C’est pour la puissance depuis le cœur, la seule puissance dont la lumière a besoin pour se manifester sur la terre, et bien lorsqu’ils font manifester cela, ils ont un grand doute et ils deviennent froids.
Alors moi ce que je souhaiterais, c’est qu’il y ait moins de foi éventuellement dans le cœur des hommes, qu’ils soient moins attachés à savoir si Dieu existe vraiment, qu’ils soient moins soucieux de ce qu’ils aient moins peur de croire ou de ne pas croire en lui. Mais qu’ils soient sûrs et certains d’une bonne chose, c’est qu’il y a un mouvement d’évolution et qu’il faut soutenir ce mouvement d’évolution, ce plan de lumière comme vous dites vous-même souvent.
Ne cherchez pas tant Dieu mais cherchez à améliorer la vie sur cette planète.
Et pour être conscient de cette mission, de ce travail, rendez-vous conscient de la hiérarchie plus que de Dieu lui-même.
Je vais expliquer pourquoi.
Il est important de se rendre davantage conscient de la hiérarchie plutôt que de Dieu tout simplement parce que beaucoup de disciples, lorsqu’ils sont des disciples se troublent par des questions ésotériques. Ils regardent le monde aller de la manière qu’il va et ils se demandent si Dieu a vraiment un pouvoir sur la terre ou bien si ce n’est pas simplement l’autre côté de la vie.
Un côté qui serait accessible une fois les expériences terrestres terminées. Un Dieu qui donc ne peut pas intervenir dans les affaires humaines et qui a équilibré la vie par la balance du karma.
Beaucoup de disciples se demandent aussi si la puissance que ce soit des anges ou des êtres de lumière est effective sur la terre.
Ou s’ils n’ont pas été abandonnés.
Pour couper court donc à toutes ces interrogations métaphysiques, il faut s’assurer d’une seule existence, celle de la hiérarchie. S’assurer de l’existence de Dieu, c’est quelque chose d’impossible pour l’heure. L’homme est un disciple, il fait tout ce qu’il peut pendant la méditation, mais sa contemplation ne le pousse pas toujours suffisamment loin pour rencontrer sa propre nature divine, avoir l’expérience de la divinité, donc reconnaître Dieu. Donc il doit avant tout s’assurer de l’existence de la hiérarchie. Et il ne faut pas remplacer la foi en Dieu par la foi dans la hiérarchie, absolument pas. Il faut transformer toutes les énergies utilisées de façon primaire par la croyance, le besoin d’être croyant, le besoin d’être rassuré par la croyance ou de faire plaisir à un Dieu par la croyance qu’on lui porte ou de renforcer l’âme par la croyance en un Dieu. Il faut transformer toutes ces énergies de la croyance en une puissance de travail, tout simplement.
Et c’est qu’à ce moment-là que les connexions avec la hiérarchie se font et de manière naturelle.
Puissance de travail. Je m’occuperai de Dieu après. Et je dirais même que c’est cette puissance de travail qui va m’amener à la rencontre avec Dieu ou à la rencontre avec mon âme. C’est cette puissance de travail.
Ce qui ne veut pas dire que dès demain vous devez travailler comme des forcenés pour le bon Dieu, pour la hiérarchie.
Quand je parle de puissance de travail, je parle en fait de constance dans l’effort, constance dans le travail.
Beaucoup de gens ne font que des efforts très épars.
Tout d’un coup, ils ont une flambée dans le cœur.
Ils se rappellent que la hiérarchie existe ou qu’il faut aider l’humanité ou aider les maîtres.
Alors ils s’enflamment pendant quelques semaines pour un ouvrage, une charité bien spéciale et puis ils redeviennent monsieur et madame tout le monde.
Ce qui assure la réussite que ce soit dans l’alchimie, que ce soit dans le rituel, que ce soit dans votre propre évolution ou que ce soit dans la manifestation de votre ouvrage, c’est la persistance, la constance.
Et voilà la troisième qualité pour développer l’intuition.
Persistance, constance. Le maître ne commencera jamais à guider son disciple ou à parler à son disciple ou à inspirer son disciple s’il ne voit pas que son disciple a réglé ses problèmes de manque de constance, manque de persistance. Car si je manque de constance et de persistance, je signe là une grave maladie dans mon corps émotionnel, dans mon corps astral. Je démontre par là que mon corps astral n’est pas suffisamment maîtrisé et qu’il ne peut pas fonctionner depuis le feu de la certitude de l’âme, mais qu’il a besoin toujours du soufflet de l’émotion, de la grande flambée sentimentale pour ceci ou pour cela.
Il représente donc une instabilité.
Et qui dit instabilité dit aussi qu’il va se laisser impressionner par toute autre sorte de problème, d’action, de réaction, de mots, de paroles. Ce qui veut dire qu’il va pouvoir commencer un travail en grande pompe et éventuellement dès les premiers problèmes perdre toute envie de continuer l’effort, toute puissance.
C’est pour cela que la détermination, la persistance, la constance, ces choses sont une qualité à démontrer absolument pour que le maître s’engage vis-à-vis de vous, pour qu’il détermine une relation d’inspiration. Parce qu’il ne va pas donner une inspiration pour que dans 10 heures ou que dans 3 jours ou que dans 3 ans tout cela soit perdu et laissé au vent. Voilà un disciple qui veut servir, voilà un disciple qui croit malheureusement, le voilà qui investit pas mal d’énergie, mais un obstacle par ci, un obstacle par là, un manque de ceci, un manque de cela et il abandonne tout en se plaignant à Dieu que Dieu ne l’a pas aidé ou en reprochant aux hommes qu’ils ne l’ont pas reconnu dans sa mission, dans sa grande tâche. Et c’est pour cela, je dirais même que dès les débuts et surtout dès les débuts le maître n’aide pas son disciple, ne le soutient pas dans son ouvrage, le laisse seul et ce sentiment d’abandon est réel. Et il faut qu’il goûte ce sentiment d’abandon, il faut que le disciple en ait toute la saveur, se sentir seul, se sentir terrible. C’est en se mettant dans cette solitude que le disciple rencontre sa propre force. Je suis seul et malgré cette solitude, est-ce que je veux toujours autant que ce soit servir Dieu ou servir les hommes ? Beaucoup de disciples veulent bien servir Dieu tant que Dieu les aide, tant que Dieu leur mâche tout le travail, tant que Dieu leur montre par vision tous les plans et les sous-plans. Beaucoup de disciples veulent bien travailler de la sorte du moment que tout leur est mâché, leur est offert, leur est apporté sur un plateau. Mais il faut savoir qu’un travail c’est avant tout une responsabilité. Et pour supporter cette responsabilité, il faut que le disciple ait fait preuve de sa solidité.
La solidité donne la qualité de son sentiment vis-à-vis de Dieu et vis-à-vis des hommes. Si la qualité de cet engagement n’existe pas, Dieu aura beau mâcher le travail à ce disciple comme cela n’empêchera pas certains obstacles, et bien le disciple ne fera plus rien.
C’est pourquoi si vous vous trouvez dans cette situation ou ce sentiment d’abandon pour quelque cause que ce soit, sachez que c’est avant tout le dessin du maître. Il veut vous faire sentir cette solitude pour savoir si même en soupçonnant que vous êtes seul sur sur la terre et qu’éventuellement les maîtres ne s’occupent pas de l’humanité et que Dieu n’existe que dans un très loin cosmos insondable, il veut voir si éventuellement même en croyant toutes ces choses, vous avez encore à l’intérieur de vos tripes le sens suffisant de l’amour et de la responsabilité et l’envie d’aider les hommes, améliorer la vie des hommes, perfectionner les hommes. Et c’est à partir du moment où le disciple démontre cette qualité de cœur, la qualité donc de son énergie de base que la connexion se fait.
Il n’y a aucun commentaire.
Cela se passe sans cérémonie.
Il n’y a pas de tampon marqué sur le front du disciple « Reçu, validé. » Il n’y a pas de grand cierge allumé que ce soit à Shambala ou ailleurs.
Non, la chose se fait instantanément.
Les initiations, vous savez, cela ne se passe pas forcément à grand coups de cérémonie.
Bien sûr, certains par leur délicatesse et par la difficulté de leur intégration réclament un cadre spécial.
Mais en fait, je dirais que le cadre n’existe que comme environnement de sécurité pour celui qui est initié. Lorsqu’un homme est initié, il faut comprendre que il ne reçoit pas une énergie de la part d’un maître. Et tant que l’on n’aura pas admis cela, on ne comprendra ni la fonction du maître ni la nature de l’initiation. Le maître ne donne pas de son énergie.
C’est un concept complètement faux.
Il fait canal, il fait intermédiaire à une certaine énergie.
Cette énergie peut venir de celui qu’on appelle le Roi du Monde, le grand initiateur, le père des hommes ou cette énergie peut venir du soleil ou voir même d’une autre constellation, d’une loge basée sur une autre constellation.
Ce qui fait donc que le disciple qui va être initié selon le degré auquel il va être initié va devoir être entouré d’un minimum de sécurité. Et je dirais que les assistants qui sont là lors de l’initiation ou bien le maître ou les deux maîtres qui sont là comme des colonnes pour l’initiation représentent ces points de déverrouillage de l’énergie. Lorsque l’énergie est appelée par le maître qui initie son disciple, cette énergie elle vient dans son entier. L’énergie ne fait pas des quartiers, elle est abondante, elle est généreuse, elle ne vient comme un tout à l’endroit où elle est appelée.
Et si le disciple qui doit être initié ne peut être initié qu’à ce que l’on appelle par exemple la première initiation majeure, cet initié là ne va donc pas pouvoir intégrer l’entier de l’énergie cosmique. Il ne va pouvoir donc lui être donné que le premier degré de cette énergie cosmique qui est une et indivisible. Alors il va falloir que le reste de cette énergie échoue quelque part, soit intégrée par quelqu’un puisqu’elle est là.
Et ce sont généralement les maîtres qui sont autour ou les autres grands initiés qui sont autour et qui assistent qui intègrent, qui font tampon pour le reste de l’énergie. Ce qui fait que le petit disciple qui est là et qui est initié pour la première fois, qui reçoit sa première
d’initiation va pouvoir prendre sa petite part d’énergie celle dont il est capable et ceci sans aucun danger. En fait, ce que j’essaie de vous expliquer ce que je voudrais que vous compreniez c’est qu’il n’y a pas 36 initiations et il n’y a pas 36 énergies pour initier.
Il n’existe qu’une seule initiation dans le cosmos, c’est être vivant. Être reconnu comme une âme vivante et devenir vivant cosmiquement, c’est-à-dire devenir un Dieu.
Il n’y a pas non plus 36 manières ou 36 degrés pour être initié à cela.
Il n’y a qu’une seule et même énergie, l’énergie du Saint-Esprit. Cependant, il faut savoir que l’on ne peut pas déposer ou donner l’énergie du Saint-Esprit comme cela d’un coup à un enfant.
Car l’homme de la terre, même le disciple, n’est qu’un enfant.
Et surtout du point de vue de son corps éthérique, de son corps astral et de son corps mental.
Il va falloir donc subdiviser cette énergie qui est une et indivisible et qui est le Saint-Esprit.
Il va pas pouvoir donc n’en donner qu’une petite bouchée à l’enfant parce qu’il a pour l’instant un petit estomac éthérique, un petit estomac astral, un petit estomac mental.
Et qu’il aura déjà beaucoup beaucoup de problèmes pour digérer la substance que cela va créer sur son plan éthérique, sur son plan astral et sur son plan mental. Puis lorsqu’il va intégrer par digestion la substance qu’aura libéré cette initiation dans ses trois premiers corps, et bien, il va être préparé à intégrer la deuxième initiation, donc à digérer la deuxième substance. Mais avant, il va falloir que sa capacité éthérique, sa capacité astrale et sa capacité mentale, cet estomac, il va falloir que tout cela augmente aussi.
Et une fois que la capacité est là, que l’on peut y déposer un certain volume, alors à la prochaine initiation, ce sont deux bouchées qui sont données à l’enfant, puis trois bouchées, puis quatre bouchées.
Jusqu’au jour où lui-même est capable de recevoir l’entier de l’énergie cosmique et ainsi il se dit un roi par-dessus le monde. Et cela n’est pas une formulation prétentieuse de la part de ces grands êtres, c’est une vérité. Cela veut dire qu’ils ont intégré l’entier de l’énergie cosmique et là en fait véritablement la vie a lieu et recommence, la vie divine. Ce qu’il faut donc préciser et bien ancrer pour développer l’intuition, c’est cette énergie de constance, de persistance. Aucun disciple ne peut se dire disciple, aucun homme ne peut revendiquer ce titre s’il ne peut pas affirmer qu’il a de la persistance et de la constance, c’est faux. Il est sans doute un élève, il est sans doute en probation, mais il n’est pas un disciple et il n’a pas été reconnu valable pour effectuer des travaux. Donc il n’est pas reçu dans l’aura du maître et il ne peut pas fonctionner de connivence avec le maître, c’est impossible. Il va peut-être pouvoir fonctionner de connivence avec l’aura d’un autre disciple.
Ça c’est certain, c’est souvent ce qui se passe.
Mais il ne peut pas se dire disciple d’un maître et il ne peut pas l’espérer non plus.
Donc avant de rencontrer le maître, d’espérer le maître, d’espérer l’initiation, cultivez en vous-même les qualités propres à vous faire rencontrer ce moment-là. C’est une chose très logique et cependant ce n’est pas du tout la logique des hommes, ils veulent d’abord rencontrer le maître et ensuite développer les qualités.
Parce qu’ils croient que en ayant rencontré le maître d’abord, toutes les choses seront faciles parce que le maître aura dit il faut faire cela, il faut croire en cela, il faut avoir telle idée, il faut avoir tel concept, tel dogme. Mais un maître ne dit jamais ces choses-là, il faut que tu comprennes cela. Si tu cherches le maître en espérant qu’il te clarifie tout le terrain en te disant ce que tu dois penser, ce que tu dois manger, comment tu dois t’habiller, ce que tu dois croire, quelle méditation tu dois faire à quelle heure, et bien tu te trompes de maître.
Absolument.
Le maître ne te dira jamais ces choses.
Par contre, il va pouvoir t’inspirer le travail.
Et en te l’inspirant, c’est toi-même qui adaptera la nature du travail à la part d’efforts dont tu es capable.
Mais il ne va pas te dire médite 3 heures par jour, il va te dire il faut méditer.
Tu vas sentir en toi le besoin de la méditation, l’inspiration de la méditation. Et c’est toi-même qui va petit à petit de quart d’heure en quart d’heure allonger ta méditation jusqu’à 3 heures par exemple, c’est un exemple que je donne.
Mais le maître ne va pas dire médite pendant 3 heures.
Pourquoi ?
Un maître ne donne jamais d’ordre.
Tout simplement parce que dans la première étape du travail avec un maître, il veut voir à quel point la bonne volonté est réveillée chez le disciple. Il n’a que faire de la croyance, de l’obéissance du disciple. S’il y a un disciple médite pendant 3 heures et qu’il tombe sur un disciple avec une certaine dévotion, bien sûr le disciple va méditer pendant 3 heures.
Mais là n’est pas une véritable énergie de travail sur laquelle le maître puisse se reposer avec confiance pour que tout le reste du trajet soit effectué en sécurité.
Il va donc ne rien dire et simplement inspirer le besoin de la méditation au disciple. Le maître va penser que 3 heures sont nécessaires à ce disciple mais il ne va pas lui dire, il va inspirer le besoin. Et le disciple pourra se rendre compte que ce sont 3 heures qu’il lui faut parce que si il est constant dans son travail, si il a animé en lui une véritable bonne volonté, alors il va sentir que ce sont vraiment 3 heures qu’il lui faut. Et en même temps et comme par hasard en lui se déclenche ce que l’homme cherche, c’est-à-dire l’intuition. Le maître ne lui a rien dit et pourtant il en arrive à faire ce que le maître souhaite et ambitionne pour lui et projette pour lui. Mais pour que l’intuition accepte la pensée du maître, il faut donc que la bonne volonté du disciple soit bien allumée. Si la bonne volonté n’est pas allumée, il ne peut pas y avoir réception de la pensée du maître, donc pas d’intuition. Et le maître ne va pas pallier ou détourner cet obstacle que représente le manque d’éveil de la bonne volonté chez le disciple. Il ne va pas pallier à cet obstacle en venant dire fortement au disciple tu dois méditer 3 heures. Il ne va pas lui apparaître et le lui dire.
Si cet obstacle existe dans le disciple, c’est au disciple d’enlever d’abord l’obstacle pour qu’ensuite toutes les inspirations aient lieu.
Maintenant, nous allons indiquer comment l’inspiration a lieu de façon technique.
Est-ce que c’est une petite voix qui circule du maître au disciple ?
Non, absolument pas.
Le maître a autre chose à faire que de discuter avec tous ses disciples éparpillés sur la surface de la terre. Car si c’est comme cela que les choses auraient lieu, du matin au soir il serait en train de discuter et il ne pourrait pas assumer ses responsabilités. Là c’est encore un comportement enfantin de la part du disciple que d’imaginer que le maître n’a que cela à faire, lui discuter de ses problèmes, lui parler de ceci, lui parler de cela.
Le maître vit une vie indépendante par rapport au disciple.
Il a des tâches, il a des méditations et plus que des méditations, il a des énergies à maintenir en activité ou des énergies à maintenir dans une certaine séparation les unes des autres pour qu’elles n’aboutissent pas toutes d’un coup et de manière massive sur une planète.
Donc il n’a pas le temps de venir sourire à son disciple et lui dire fais ceci, fais cela.
Par contre, dans la mesure où un disciple a été accepté dans l’aura d’un maître, le maître en un seul coup d’œil va voir ce qui pour cette vie ici présente, cette incarnation présente, tout ce qui va être nécessaire à son disciple.
Et de façon régulière et ceci se passe en connivence avec les astres et notamment entre autres au moment de la pleine lune. À chaque pleine lune, chaque disciple qui a été accepté dans l’aura du maître reçoit tout un programme d’inspiration de la part de son maître. Si en fait on veut connaître un jour spécial, un moment spécial où le maître est prêt véritablement à parler à son disciple de la manière que le disciple l’imagine, et bien il s’agit bien de la pleine lune. À ce moment-là, le maître par sa pensée profonde pense à son disciple et reprojette sur son aura tout le programme de travail pour la destinée et plus précisément pour le mois qui vient, les jours qui viennent. De cette manière-là, le disciple a de quoi fonctionner de mois en mois, d’année en année et de vie en vie. Et c’est à ce moment-là qu’il est souhaité que le disciple prenne une plus grande connaissance de ce qui est envoyé par le maître qui le veille, par l’ashram qui s’est responsabilisé vis-à-vis de lui car tout le monde se responsabilise vis-à-vis d’un disciple. Il n’est pas simplement question de faire plaisir à un disciple, il s’agit pour toute une confrérie d’accepter dans ses entrailles un nouveau frère et un frère qui va faire n’importe quel usage des énergies de l’ashram auquel il va être initié. Imaginez un frère qui vient d’être accepté dans une confrérie d’un ashram du type amour ou du type force, du rayon 2 ou du rayon 1 comme on dit aussi. Et bien l’individu qui est initié à cet ashram et qui est donc reconnu par un maître ou un grand initié de l’ashram qui se responsabilise vis-à-vis de du nouveau venu, et bien ce nouveau venu va pouvoir faire n’importe quoi avec l’énergie à laquelle il est initié. Il pourra dévier l’énergie à son profit et devenir très orgueilleux, il pourra faire de la magie grise, de la magie noire. Il pourra d’un seul coup tout renier et puis prendre cette forte personnalité qu’il a développé, cette assurance qui le caractérise pour devenir un grand financier, un grand politicien qui n’aura ni moralité, ni amour. C’est donc un engagement de tout un ashram, de tout un cœur palpitant composé par des dizaines, des dizaines d’individus arrivés à une maturité suffisante pour ne faire que du bien avec cette énergie, mais ne pouvant pas jurer que le nouveau venu n’en fera que du bien avec. Ce qui fait qu’automatiquement si un nouveau venu utilise mal l’énergie de l’ashram, l’ashram en récupère un karma. L’ashram se trouve chargée de réparer la faute de ce frère qui a mal utilisé la chose. Ce qui fait que périodiquement cet ashram va devoir quelque chose au monde et il devra envoyer un autre de ses frères mieux intentionné qui fera du bien avec l’énergie pour équivaloir le mal qui aura été fait avec cette même énergie mal employée.
Il faut être donc très conscient de la réalité de tes engagements, de la nature de toutes ces choses avant de simplement crier par idéal je veux mon maître, je veux être initié, je veux être reconnu. Si l’on a un peu d’amour au fond du cœur, il faut d’abord se demander est-ce que je vais absolument respecter toutes les règles du jeu, toutes les règles de l’ashram ? Et est-ce que je ne vais pas porter préjudice à cet ashram, à ce maître, les obliger après un dur labeur pour équivaloir ma faute avant que je puisse moi-même dans une autre vie la payer ? Et c’est dans la mesure où les hommes ignorent complètement cette grande relation de responsabilité que le maître va rester toujours très distant vis-à-vis de tous les élèves et parfois même de certains disciples. Tant que le cœur n’est pas véritablement pur et tant que la force n’est pas véritablement pure, on peut certes être reconnu dans un ashram parce qu’il faut bien donner la vie aux hommes, alors au risque d’engendrer dans l’ashram des problèmes, la vie est accordée aux hommes.
Certaines initiations mineures sont accordées aux hommes.
Il faut bien que cela leur soit accordé.
Cependant, avant d’aller beaucoup plus loin dans la reconnaissance, dans l’initiation, dans le mariage, il faut que l’homme ait démontré une réelle pureté d’intention, une réelle pureté de sentiments, une réelle pureté mentale.
À ce moment-là, il devient le véritable fils du maître. Et sans aucun problème, le maître peut se montrer à lui.
Mais la partie n’est pas encore gagnée. Cela ne veut pas dire que le disciple est devenu d’une pureté immaculée et que le maître peut se reposer à 100 % sur lui, non pas encore. Le maître a encore à craindre l’ignorance de son disciple. Parce que même si l’on imagine des disciples d’un bon niveau, il y aura toujours à un moment donné de la vie, mystique, de la vie intérieure, un coin d’ignorance, un voile d’ignorance.
Et face à cette énigme le disciple parfois peut ne pas faire le bon choix. Donc, le maître n’en a pas fini avec les éventuels problèmes.
Mais disons que cette source de problèmes, cette source-là n’est pas une source impure, c’est une source naturelle de problèmes. Cela n’a à voir qu’avec l’ignorance du disciple ou le manque de maîtrise de certaines connaissances, de certaines énergies de la part des disciples.
Cela n’engage donc pas la même responsabilité du maître. C’est d’ailleurs une responsabilité toute locale qui ne va que du maître au disciple et qui ne peut en aucun moment s’élargir sur l’entière humanité.
Donc, que faire encore pour développer l’intuition ?
Être bien conscient des responsabilités que déclenche la relation maître et disciple et être suffisamment reconnaissant vis-à-vis du maître pour savoir respecter sa parole, respecter ses indications et vous respecter vous-même. Ce qui fait que le jour où vous sentez que il ne faut plus faire telle ou telle activité, qu’il ne faut plus salir votre corps avec telle ou telle activité, qu’il ne faut plus salir votre esprit avec telle ou telle pensée, et bien vous devez vous mettre à exécution et vous devez le faire parce que quelqu’un s’est engagé vis-à-vis de vous pour que cette chose soit. Il faut bien que vous compreniez que tout se passe comme lorsque la femme est enceinte d’un enfant. Le maître est enceinte d’un disciple.
Il va lui donner ses cellules et quand je dis ses cellules, je parle des cellules de son aura. Il va essayer de lui communiquer la forme de spiritualité à laquelle lui-même est parvenu en envoyant une part de ses cellules éthériques, de ses atomes éthériques dans l’aura du disciple. Et ce sont ces atomes éthériques qui petit à petit vont polariser l’individu dans une meilleure volonté, dans une plus grande capacité d’efforts et lui montrer le chemin qui est à suivre.
Puis le maître, comme une femme enceinte, enceinte du disciple, va donner son sang.
Il va donner donc par là tout son amour sous forme d’énergie pour soutenir cette plante qui pousse et qui a besoin d’eau. Puis il va donner de son esprit et c’est là qu’il donne l’âme au disciple. Qu’est-ce que ça veut dire ? Et bien cela veut dire qu’à ce moment-là le maître va devoir donner et c’est pour cela aussi que maître et disciple doivent être du même rayon, du même genre d’énergie, du même genre d’évolution donc. Parce qu’à ce moment-là le maître va donner une part de sa substance mentale au disciple. Qu’est-ce que je veux dire ? Je ne veux pas dire que le maître va prendre de sa substance pour la transférer chez l’autre. Il va tout simplement rayonner sur le disciple et faire en sorte que cela s’intègre dans le disciple, rayonner une part de l’idéal spirituel le plus haut qu’il ait pu atteindre lui-même. C’est en ce sens que je dis, il lui donne l’âme. Il lui donne la pensée. Il lui transmet exactement comme un père transmet sa génétique ou transmet son héritage culturel par impression, il transmet l’idéal spirituel le plus haut que lui-même est atteint.
Et tout ceci représentera le travail d’assimilation qu’aura à faire le disciple. Ce qui ne veut pas dire que le disciple de Potoumi va penser comme Potoumi, va ressentir les choses, Dieu et l’univers comme Potoumi.
Absolument pas. Ce n’est pas devenir comme papa, comme maman.
Non.
Il faut comprendre que là le maître pose dans l’esprit du disciple un modèle de ce qui est à contempler, de ce qui est à conquérir. Il ne dit pas « c’est comme cela qu’il faut penser. » Les impressions qu’il envoie au disciple ne le conduisent pas à être programmé.
Au contraire, il lui laisse toute la liberté d’interpréter à sa manière. Mais pour pouvoir interpréter, il faut savoir que l’on doit interpréter quelque chose.
Et c’est dans ce sens où le maître dépose par impression, exactement comme un pied laisse une trace dans la neige.
Il laisse. Il dépose par impression l’idéal le plus haut qu’il est atteint. Par cela, le disciple voit comme il voit une étoile dans le ciel. Même s’il ne connaît pas sa nature, même s’il ne sait pas qui elle est, comment elle s’appelle, il voit où il doit aller. Et il sait qu’il veut aller là-bas. Même si ce n’est qu’en fait une étape intermédiaire, mais pour l’instant, c’est cette étoile qu’il voit. Et c’est aussi pour cela que le maître a comme symbole une étoile parce qu’il représente l’étoile pour son disciple. Et l’étoile, c’est quoi ? C’est la maison en fait. C’est le symbole de la maison, la maison de Dieu, la maison connue. Une fois donc que le disciple sent que sa maison c’est là-bas, que cette maison s’appelle Dieu ou initiation, le plan ou la lumière, alors il va chercher à retourner dans sa maison. Il va donc chercher à rejoindre Dieu, rejoindre le maître, intégrer la lumière, effectuer le plan. Il va chercher à toucher l’étoile.
Une fois donc que ces qualités que je viens de citer sont en place et vibrent harmonieusement, alors là, tout ce que le disciple attend comme communion, communication, intuition, inspiration et même apparition, toutes ces choses ont lieu naturellement. Parce qu’en ayant cultivé ces qualités, c’est comme si le disciple s’était propulsé dans une autre dimension, tout en restant de la Terre bien sûr, mais dans un autre monde. Et dans cet autre monde, tout ce qui pour l’instant lui apparaît comme étant imaginaire parce qu’il ne fait que le lire dans les livres, il ne fait que le vouloir avec son esprit, et bien dans l’autre monde, toutes ces choses sont absolument normales.
Alors, qu’on en a assez maintenant de vivre avec un imaginaire, de penser que les maîtres existent, d’essayer de tirer la porte pour les faire venir. Qu’on en a assez de savoir que les énergies existent et de ne pas les sentir, de ne pas les voir. Qu’on en a assez de savoir que la contemplation, l’intuition, ça existe et de jamais les ressentir.
Alors, je te le dis, fais des efforts pour appartenir à l’autre monde où toutes ces choses sont à faire courantes et naturelles.
Ici, qu’est-ce que c’est qui est à faire courante ? Et bien, ce qui est à faire courante, ce sont les émotions, c’est l’ego, c’est le corps physique, la faim, le chaud, le froid, le plaisir, le malheur. Lorsque tu as basculé dans ce monde-ci, ces choses te paraissaient comme étant imaginaires parce que tu venais d’un autre monde où il n’y avait pas la possibilité de savoir ce que pouvait être le chaud, le froid. Les sens n’existant pas puisque tu n’étais pas incarné, ne pouvaient pas t’indiquer cérébralement comment pouvoir ressentir le chaud et le froid.
Mais voilà, tu as basculé dans ce monde-ci et toutes ces choses que tu ne faisais que t’imaginer de l’autre côté sont devenues réalité parce que cela appartient à la réalité de ce monde-ci. Et il en va de même avec l’autre monde que tu appelles le spirituel. Si tu cultives les qualités de l’identité de l’autre monde, à ce moment-là, tu vas vivre sur cet autre monde et tout aura lieu. Donc, ne considère pas que tu es un individu abandonné par les maîtres ou qui n’a pas encore la grâce et la chance de connaître les guides, de connaître les grands initiés, de connaître les maîtres.
Dis-toi simplement qu’il te manque l’identité de l’autre monde et cultive cette identité, tout simplement.
Attache-toi à ce travail.
Tu me dis comment ?
Et bien, je viens de t’en parler si longuement. Et tous les autres avant moi t’en ont parlé et il te suffit d’ouvrir la Bible pour savoir ce que tu dois faire.
Ne pas juger, être bon, secourable.
La liste est longue et simple en même temps.
Et commence par faire ces choses et tu verras que ce qui te semble pour aujourd’hui très difficile comme la méditation sur un chakra, d’un seul coup, cela deviendra aisé puisqu’ayant cultivé une qualité à l’intérieur. L’exercice de la qualité par la méditation ou par la concentration, l’exercice qui équivoit cette qualité sera aussi facile.
Mais pour l’instant, si tu es encore encombré de jalousie ou de traumatismes ou de complexes, d’objections, d’ambitions, il est tout à fait normal que tu n’arrives pas à méditer comme d’autres te disent qu’ils méditent. Il est tout à fait normal que tu ne sois pas content de toi-même puisque tu es encombré, tu ne peux pas expérimenter la paix.
Alors, cultive d’abord ces qualités primordiales et tous les exercices spirituels te sembleront des mouvements naturels.
Tu ne devras plus te contraindre pour les exécuter. Tu ne devras plus te persuader de leur bien-fondé pour les exécuter. Tu seras au contraire dans une méditation quotidienne dès le matin, dès que tu te lèves. Tu n’auras dans le cœur que des bonnes choses et dans l’esprit, des bonnes pensées.
Ce qui ne veut pas dire que tu seras devenu utopiste. Cela ne veut pas dire que tu ne verras pas le mal, que tu ne sauras pas reconnaître un ennemi ou quelqu’un capable de faire le mal. Tu le reconnaîtras, ton discernement n’en sera que plus aiguisé parce que tu seras dans la paix. Parce que tu ne seras plus encombré par tes complexes, par tes traumatismes.
Ton esprit sera libre pour reconnaître ce qu’est l’autre. Tandis que plus tu es encombré par tes complexes et plus tu es faible pour reconnaître l’autre.
Imagine par exemple une situation très simple, presque enfantine, mais si vraie, si réelle.
Imagine que tu sois quelqu’un avec un complexe d’infériorité. Imagine quelqu’un qui veut tirer profit de toi. Et imagine que quelqu’un soit assez intelligent pour repérer que tu as un complexe d’infériorité.
Et imagine encore que cet homme ait l’idée de te flatter, de te donner confiance en toi, de te sentir bien avec cet homme. Il te fait oublier ton complexe et en plus de cela, il te surdimensionne, ce qui te rend très heureux.
Jamais tu n’as eu un tel bol d’oxygène. Mais voilà, son plan cache quelque chose et très vite tu tombes dans le piège et très vite tu t’aperçois que tu as été le dindon de la farce. Et tu n’auras pas su le reconnaître non pas parce que tu es bête, tu es pas assez spirituel, tu es pas assez intuitif, mais ton intuition, ton intelligence n’auront pas pu fonctionner parce que l’intelligence aura été voilée par ton complexe d’infériorité.
Cela représentait la faille dans le mur et par cette faille, et bien, les rats s’enfoncent et te dévorent.
Donc, quand tu veux parler d’intelligence, d’intuition, moi, je te réponds « nettoyage, débarrasse-toi des complexes et des traumatismes. »
Parce que cela peut troubler, dévier, aveugler ton bon jugement. Cela peut annuler même une intuition.
Parce que même étant que l’intuition soit assez forte et qu’elle te dise « il ne faut pas croire cet homme-là », étant donné que tu prends tellement plaisir à sa flatterie, et bien, tu vas museler ton intuition pour prendre plaisir, pour croire à cette image. Donc, il est important que tu te débarrasses, que tu te nettoies.
On parle de développement de l’intuition, du rapport avec le maître et c’est là qu’il faut signaler un moment capital : se nettoyer.
Alors, comment vas-tu te nettoyer ? Tu vas imaginer que si tu as un complexe, si tu as un traumatisme, c’est une grande affaire déjà, n’est-ce pas ?
Moi, Pierre, je suis traumatisé parce que mon père m’a fait ceci, parce que ma mère m’a fait cela, parce que mon patron m’a fait ceci, parce que mon voisin m’a fait cela, parce que mes amis m’ont fait ceci et cela.
Alors, moi, Pierre, j’ai un gros traumatisme. Moi, Paul, j’ai un immense complexe, il est à moi.
Et depuis, ce complexe programme tout le déroulement de mon existence et même de ma vie de disciple.
Et il me semble que ce soit légitime puisque c’est une blessure que l’on m’a faite. Bien sûr, si tu tiens à tes complexes et à tes traumatismes autant que cela, et bien, je ne pourrai pas les emporter.
Ça, c’est certain.
Si tu es là à t’accrocher comme un affamé s’accroche à un sac de pommes de terre, je ne pourrai pas t’en libérer.
Et cependant, il existe une grande, belle, superbe et efficace énergie pour se libérer des complexes.
Mais encore, encore une fois, c’est une énergie tellement simple que les hommes n’y pensent pas, ne l’emploient pas, ne la croient pas, ne l’aiment pas, ne la regardent pas.
Lâche. Lâche prise.
Pourquoi est-ce que tu entretiens ton complexe ?
D’accord, quelqu’un t’a fait quelque chose de pas très agréable il y a 15 ans, il y a 30 ans, il y a 10 minutes. C’est un fait. C’est une réalité.
Je ne nie pas la chose.
Mais pourquoi est-ce que toi, tu l’entretiens tous les quarts d’heure, toutes les heures, tous les jours, toutes les années ? Pourquoi est-ce que tu continues à donner vérité chaque jour à ce problème ?
Ainsi lui donnant le plus de ton complexe. Et il peut voiler ton intelligence, voiler ton pouvoir, voiler même ta bonne volonté de disciple.
Chaque fois que tu te souviens de ton complexe, chaque fois que tu le réadmets dans ta vie, chaque fois que tu le réintègres à ta vie, tu lui donnes du pouvoir. Comme tu le donnerais à une larve du plan astral, une larve que tu accepterais de faire vivre à tes dépens, une larve à qui tu donnes le droit de te vampiriser.
La même chose. La même chose. D’ailleurs, un clairvoyant te dirait que la forme est la même. Un traumatisme, un complexe et une larve dans l’aura, c’est exactement la même forme. C’est une entité qui peut avoir même une expression, une certaine expression comme un visage et qui vit accrochée quelque part et qui suce toute la journée une part de ton énergie vitale, de ton énergie mentale, de ton esprit affective, aux dépens de la maturation de ton complexe. À des temps que tu as eu un grand problème sur le plan affectif, et bien, cette larve va s’accrocher dans ton énergie affective et va transformer, elle va transformer cette énergie. Mais cette larve n’est pas une entité en elle-même.
C’est toi qui y a cru. Toi qui à un moment donné a été blessé, toi qui à un moment donné a été complexé et qui a créé un petit poids dans l’aura. Et puis, ce petit poids, tu l’as arrosé chaque jour et il est devenu un véritable cancer et bientôt, il va occuper toute ton aura. Et c’est à ce moment-là que la dépression est signée. Parce qu’une fois que l’on est envahi par, par cette cellule maligne, cette cellule astrale maligne, automatiquement, la vie devient impossible et c’est la dépression. Qu’est-ce que la dépression ? Et bien, la dépression, c’est le seul moyen que le corps et la psychologie par l’intermédiaire des glandes ont trouvé pour se débarrasser de cette vieille complexe, de cette cellule maligne qui est le petit poids devenu grand d’un complexe, d’un traumatisme, de quelque chose de refoulé que l’on n’arrive pas à oublier et que sans cesse l’on se refait. La dépression, c’est le cancer du corps astral. C’est un cancer très douloureux et il faut le soigner ce cancer de cette manière-là, comme on soignerait un véritable cancer sur le plan physique.
Il faut petit à petit par des rayons laser de l’amour, les rayons laser du réconfort, brûler les cellules de façon à ce que des petits poids frais, nouveaux, bien polarisés, bien intentionnés se reforment et reconstituent une aura saine et équilibrée.
Cela veut dire donc que le disciple aura forcément à travailler sur la vie cachée en lui-même, sur sa mémoire, sur sa terreur inconnue.
Il y a faire inconnue toute cette mémoire chargée non seulement depuis l’enfance aussi, mais aussi depuis d’autres incarnations.
Et une des incarnations les plus faciles et les plus assurées de succès, c’est le lâcher prise. Pourquoi le lâcher prise ? Le lâcher prise est important, c’est un véritable médicament, c’est un véritable exercice parce que non seulement il permet de se débarrasser d’un inconvénient, mais surtout, il prépare l’individu à ne plus être susceptible d’en raccrocher d’autres, d’en même construire d’autres.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que lorsque je vais lâcher prise, ni je me mets dans la possibilité de lâcher prise et j’efface une part donc de celui qui maintient sa prise. Et celui qui maintient sa prise ce n’est rien d’autre que l’ego inférieur, la personnalité. Ce qui fait que lorsque je lâche prise, non seulement j’efface le souvenir, mais en même temps, je dissous une part de ce grand continent qu’est l’ego inférieur. Et c’est donc une part en moins de ce grand continent qui existe. Une part en moins où d’autres colons ne pourront pas venir puisque cette part n’existe pas.
Et à force de lâcher prise, de lâcher prise, de lâcher prise, je réduis le continent de mon ego inférieur et finalement, plus aucun colon ne peut plus venir. Et il n’existe plus qu’un grand océan de paix, alors en noir, un grand océan de divinité et il n’y a plus le roc. Il n’y a plus que Dieu.
C’est pourquoi le mouvement du lâcher prise est supérieur à toutes les autres thérapies ?
Parce que par une thérapie, on peut se débarrasser d’un mauvais souvenir, d’un complexe, mais le bout de continent persiste et un autre colon peut venir s’installer. Et voilà quelqu’un qui se débarrasse de sa jalousie pour se mettre à concevoir le grand problème de la colère. Alors que si je lâche prise et que donc je dissous une part de mon ego, non seulement je dissous la jalousie, mais je fais disparaître l’occasion de la colère. Le bout de terre où la colère aurait pu naître. Et la disparition de l’ego est synonyme et par simplement la bonne santé de la personnalité, débarrassée de ses problèmes. Donc, le lâcher prise est important et je veux que vous en compreniez bien toute la magie et toute l’importance. Si vous ne compreniez que cela ce soir, alors ce serait bien. Vous n’avez pas besoin de rester davantage à mon discours, vous pouvez même déjà partir parce que vous avez entre les mains une grande énergie de libération et le reste vous viendra plus tard.
Lâcher prise. Lâcher. Lâcher.
Au moment où tu te rappelles que ton père t’a fait, t’a fait souffrir ou que tes amis à l’école t’ont fait souffrir ou que ta profession t’a culpabilisé, t’a fait souffrir, lâche.
Lâche.
Exactement comme tu lâcherais une bouteille du haut d’une falaise en espérant qu’elle soit complètement avalée par la mer et qu’elle n’en reste plus.
Lâche.
Envoie ta bouteille à la mer.
Lâche.
Comment se construit un complexe ? Celui qui a des complexes va me dire « et bien, vois-tu, le complexe, cela se construit par quelqu’un qui est méchant et qui nous fait quelque chose de méchant et qui vient nous dire des choses méchantes. »
Moi, quand j’étais petit, on m’a beaucoup frappé. Ou bien, moi, quand j’étais petit, on s’est beaucoup moqué de moi, on m’a humilié. Ou bien, moi, quand j’étais grand et j’ai commencé à travailler, et bien, on m’a beaucoup réduit, on m’a beaucoup humilié. On m’a pas reconnu.
Et, en fait, on s’aperçoit que le traumatisme ou le complexe ne se fabrique que par l’intervention de quoi ? Réfléchissez un petit peu avant que je vous le dise. C’est vivant, bougez un peu dans votre corps.
Bien s’aperçoit que le complexe se forme à cause de l’ego, tout simplement.
L’ego qui dit « Mais moi, moi, je méritais mieux. Mais moi, on ne m’a pas traité mieux. »
Alors, forcément, l’ego du petit enfant va exiger beaucoup plus de choses, et tellement de choses, et s’il ne les obtient pas, il va se vexer.
Je ne voudrais pas banaliser les souffrances des petits enfants. Les souffrances de tous ces enfants qui endurent le manque d’amour, le manque d’attention, ou les pollutions diverses de la vie actuelle.
Je ne banalise pas.
Je dirais simplement que ces premiers complexes sont inévitables parce que l’ego tout neuf du petit enfant réclame tout de façon égoïste et absolue.
Il lui faut tout, ça.
Il ne peut pas avoir recours à son intelligence, à sa raison, pour faire un choix calme. Il ne peut pas se raisonner et dire « Maman ne peut pas me l’offrir. Papa ne peut pas me l’offrir.
Bon, je me débrouillerai par moi-même, je réussirai par moi-même. »
Non.
L’enfant n’est pas capable de cela.
Alors, tous les complexes créés au niveau de la petite et de la grande enfance sont des choses inévitables.
Mais cela ne veut pas dire que l’on doit les garder toute la vie. Une fois que l’on devient adulte et que l’on reprend cette énergie en main, il faut lâcher prise. Une fois que l’on devient adulte, il ne faut plus se créer d’autres complexes.
Dire « Dans ma profession, on ne me reconnaît pas. »
et développer ainsi un grand complexe d’infériorité.
Ce qui fait que lorsqu’on a ce complexe, on devient, en même temps, capable des pires rivalités à l’intérieur des petits bureaux. Ce sont tous les complexés qui rivalisent.
C’est l’envers de l’énergie. C’est automatique.
Donc, l’ego, par son existence, l’ego inférieur, je cite, par son existence et son exigence à être reconnu, à être aimé, à être protégé, ce sont là des besoins, ce sont les besoins, je dirais, de survie pour cet ego en incarnation.
L’enfant qui naît sait qu’il a besoin de la sécurité qu’offrent le père et la mère.
Il ne peut pas survivre tout seul dans le monde. Il ne sait pas marcher, il ne sait pas quel aliment est le meilleur. Donc, il a besoin de sécurité. Il a besoin aussi d’amour. Il a besoin aussi de force. Il a besoin d’instruction. Il a besoin d’être reconnu dans sa dimension pour avoir l’impression d’avoir une autorité.
Toutes ces choses sont donc des aspirations, des besoins de survie pour l’incarnation. Si ces nourritures ne sont pas données, alors, forcément, des points dans l’ego vont être des points affamés. Et ces points affamés sont ce que vous, vous appelez les complexes.
Je n’ai pas eu ma dose à cet endroit. Ma dose d’amour, ma dose d’assistance, ma dose de sécurité, ma dose de reconnaissance.
Ce qui fait qu’ensuite, lorsque je deviens adulte, je vais exagérément, non, d’ailleurs, réclamer ces choses-là à mon mari, ou à ma femme, ou à mes enfants, ou à mes collaborateurs, ou à mon patron, ou à Dieu, si je deviens un dévot ou un mystique. Je vais tout réclamer à Dieu, cette puissance, l’intervention absolue dans les affaires du monde, puisque je n’ai pas eu de père. Puisque mon père n’était pas à la maison, alors, le père qui est au ciel est le père des hommes.
Il faut qu’il vienne faire régner l’ordre dans sa maison.
Et c’est ainsi que l’on voit des êtres n’ayant pas eu de père devenir de grands dévots, de grands adorateurs, mais se trompent complètement sur la nature de Dieu et le type de son intervention auprès des hommes.
En fait, ce qu’ils cherchent avant tout, et c’est ce qu’ils projettent, ils cherchent le père qu’ils n’ont pas eu. Et, de la même manière, ils peuvent, s’ils n’ont pas connu la mère, tout orienter sur la Vierge Marie. Ou s’ils ont eu une mère méchante et sans attention, ils vont développer, par la même, une adoration spéciale pour cette mère idéale qui est la Vierge. Et ils vont ainsi penser que la Vierge va intervenir auprès du père qui, dans leur vie, était fort sévère, et que c’est par elle que le soulagement sera donné.
Lorsque la psychologie de l’homme sera propre et la religion sera saine, on ne peut pas être un bon religieux, un bon disciple, un bon mystique, si on y arrive avec tous les problèmes psychologiques qui sont bien connus. Automatiquement, la religion devient sale, et elle n’est plus une religion, d’ailleurs. L’homme utilisera la religion à son profit pour combler en lui les endroits qui ont faim.
Ce n’est donc plus Dieu qui est guidé. Ce n’est donc plus Dieu qui est cherché ou aimé.
Au contraire, dans ce cas-là, l’élève, le religieux, le disciple s’aime lui-même. Se donne à manger à lui-même et se cherche lui-même.
Pour éviter tous ces problèmes, toutes ces mauvaises interprétations, lâche. Lâche prise. Et, pour lâcher prise, je vais te dire encore quelque chose. Pour te renforcer dans cette conviction, il faut lâcher prise et te faire sentir de quelle énergie il s’agit, de quel état d’esprit il s’agit quand tu dois lâcher prise.
L’énergie d’une lâcher prise ne doit être, ne doit pas être motivée en toi par le pardon. Tu ne peux pas pardonner à ton père. Tu ne peux pas pardonner à ta mère, à ton patron, à tes voisins, à tes amis.
C’est pas vrai. On ne peut pas.
Tu pourras pardonner après. Seulement lorsque tu auras oublié.
Qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce que ça veut dire que cela va disparaître de ta mémoire ?
Non.
Cela veut dire simplement que tu vas effacer l’empreinte négative.
Tu te souviendras de l’événement. Tu te souviendras même, éventuellement, de l’attitude que tu en as eu, que tu en as tiré, mais tu auras oublié l’impact, la souffrance. Ce qui veut dire que tu ne vas pas conserver en toi la blessure, la trace, l’empreinte.
Lorsque le clairvoyant regardera ton aura, il ne verra plus le petit poids devenu une grande cellule. Ton aura sera propre.
Et, pour qu’il sache ce qui t’est arrivé, il faudra que tu lui en parles, que tu le lui témoignes, parce qu’il ne pourra lire nulle part dans ton aura la chose qui t’est arrivée. Il n’y aura plus aucune trace.
Lorsque tu oublies, sache que tu te soignes. Sache que tu deviens ton propre médecin. Que tu soignes ton aura, que tu soignes ton plan éthérique et ton plan astral. Quand tu oublies, tu es ton propre médecin. Mais si tu n’oublies pas, alors, tu ne peux pas être ton propre médecin.
Au contraire.
Tu engendres en toi la maladie.
Et c’est à ce moment-là que tu as besoin des autres médecins.
Comment vas-tu oublier ? Par quelle motivation vas-tu pouvoir effacer cette empreinte dans ton aura ?
Ta motivation doit être saine ici, elle doit être entière, absolue, et élevée comme un sceptre de puissance, la volonté de changer, la volonté de se transformer, la volonté d’être libéré du passé.
Ce n’est pas que tu vas sortir un grand cœur, grand comme le cœur du Christ, et que tu vas dire « Papa, maman, mes frères, mes cousins, mes professeurs, mon employeur, je vous pardonne. »
Non.
Ne te leurre pas.
Eh bien, je vais te le dire, le pardon est impossible.
Par contre, il devient possible à partir du moment où tu te dis « Mais moi, Pierre, je ne veux pas toute ma vie vivre en tant qu’esclave de ce qu’un jour ma famille m’a dit, mon père, ma mère, mes voisins, mes cousins, mon employeur, mon professeur. » Moi, Pierre, je veux avoir ma propre vie. Et ce matin, je veux me lever en homme libre. Alors, moi, Pierre, je me transforme et je refuse de croire que c’est ainsi. Parce que ce n’est qu’une croyance.
Je refuse de m’identifier à mon complexe, à cette mémoire, à ce souvenir, et je le lâche. Et dès que je vais me retrouver dans la rue, ou à mon bureau, ou face à mon père, ma mère, mes cousins, mes frères, toute la famille, tout l’univers, je vais réagir de manière différente. Je vais être moi. Je vais être ce que les autres m’ont fait être en imprimant tous ces complexes, toutes ces humiliations, tous ces reculs ou toutes ces extraversions pour les années ultérieures.
Je suis une marionnette dans un premier temps à ma vie. Je les accepte.
Moi, libre.
Tant que tu n’as pas cette grande envie de te libérer, eh bien, tu ne pourras pas lâcher prise.
Il y a plein d’hommes qui veulent rencontrer Dieu et qui se plaisent, en même temps, à rester des prisonniers.
Prisonniers de leur petite enfance et de leurs petits problèmes, de leurs petits complexes, de leurs petits traumatismes, des prisonniers de ce que dit la femme, de ce que dit l’épouse, de ce que dit le père, la mère, les autres. Et, au comble de leur ignorance et de leur confusion, ils réclament ensuite de l’aide à Dieu. Ils disent « Aide-moi. »
Mais comment est-ce que Dieu pourrait t’aider si tu renforces ta prison chaque jour ?
Il aura beau descendre un mur, tu es déjà en train d’en construire un quatrième. Eh bien, sûr que chaque jour, il essaie de descendre un de tes murs, mais chaque jour aussi tu en construis un. Alors, entre Dieu et toi, c’est un dialogue de sourds.
Et c’est pour cela qu’il te semble, d’ailleurs, que tu ne l’entends pas, que tu ne le vois pas, que peut-être même il n’existe pas.
Commence par ne plus bâtir de murs. Ne réactualise plus tes souvenirs. Ne réactualise plus tes complexes en les ruminant, en te les rappelant, en te laissant préprogrammer face à chaque événement, face à chaque personne.
Donne-toi un bon coup de bélier. Donne-toi un bon coup, que ce soit dans la tête ou dans les signes, face à telle personne, face à telle situation, enflamme-toi pour avoir une réaction différente. Même si, dans un premier temps, ta réaction est un peu débridée, un peu casse-cou, mais qu’importe, libère-toi, fais ta première enjambée et goûte à la liberté.
Et ensuite, tu arriveras à t’ajuster.
Fais cette chose.
Et puis, tu sentiras les premières gouttes de la saveur de la liberté. Tu verras à quel point, en même temps, il est facile de pardonner.
Facile d’aimer tout le monde.
Parce que plus personne ne peut te faire du mal. On peut t’embarrasser. On peut te faire obstacle chez certains, mais on ne peut plus te faire du mal. On ne peut plus venir jusque dans ta personnalité t’obliger à être quelque chose que tu ne veux pas. On peut t’obliger à croire que tu es inférieur. On peut t’obliger à croire que tu es incapable de ceci.
Tout cela, tu seras un être libre.
Et si, effectivement, tu n’es pas capable de ceci, ni de cela, c’est toi-même qui le reconnaîtras, en faisant le bilan de tes possibilités. Et, en le sachant de cette manière-là, en le reconnaissant de cette manière-là, c’est-à-dire depuis ton intelligence et plus depuis tes émotions et tes projections, en le sachant depuis ton intelligence, tu n’en concevras pas un complexe.
Au contraire.
Tu diras « Un bon disciple, eh bien, voilà tout le travail qu’il me reste à faire.
Et, dès demain, je vais m’y atteler. »
Tandis que celui qui n’est pas disciple, qui a peut-être un peu de foi, mais qui est complètement accablé par la confusion de l’illusion, se dit « On m’a toujours dit que j’étais incapable, et je le sais bien.
Ils ont bien raison de ce qu’ils disent tout cela.
Parce que j’ai bien vu que dans tel et tel cas, je n’ai pas pu faire ceci, je n’ai pas pu répondre cela. »
Et les voilà qui se tapent.
Qu’ils s’entassent. Qu’ils se ratatinent. Qu’ils s’amenuisent. Et qu’ils finissent par se friper comme des vieillards jusqu’au profond de leur esprit. Et après, ils vont reprocher à Dieu de ne pas les avoir fait naître dans des corps plus performants, avec une génétique extraordinaire.
Mais là n’est pas la raison.
Si tu es incapable, ou si tu te sens incapable, tu ne dois pas l’interpréter depuis tes émotions. C’est là que tu engendres le complexe, et que tu souffres, et que tu ne t’améliores plus, et qu’au contraire, tu ne fais que mourir chaque jour à ce que tu pourrais être vraiment. Tu dois faire depuis l’intelligence le bilan des endroits où tu n’es pas encore le plus fort, où tu n’es pas encore le plus parfait, et tu dois utiliser tout ton temps pour apprendre la maîtrise de ces énergies ou de ces plans-là, tout simplement. Mais toi, au lieu de conclure la liste de ton travail de disciple, tu conclus sur ce sont tes incapacités et tu fabriques des complexes.
Et tout cela pourquoi ?
Parce que ton ego se met de la partie et se dit « Mais l’image que celui-ci me propose n’est pas très belle.
Je suis un incapable. Je suis un bon à rien. Je ne suis pas beau. Je suis petit. Je suis gros.
Et, en plus de ça, je ne dispose pas d’un sexe attrayant pour les dames. »
Alors, voilà que cet ego qui n’est que image se dit que cette image n’est pas belle.
Alors, il se ronge depuis l’intérieur.
Et il engendre toutes sortes de haines vis-à-vis de lui-même, ce sont les complexes.
Alors, ne te juge pas depuis ton ego.
Réserve tous les jugements à ton intelligence. Elle seule peut interpréter les qualités et les défauts que tu as.
Chaque jour que tu utilises, eh bien, la maîtrise de tes énergies soit le développement de tes qualités, eh bien, chaque jour tu deviendras plus libre. Et pas simplement plus libre de tes murs, mais libre aussi de ton ego, cet ego qui est la personnalité. Et, en se donnant de plus en plus libéré de l’ego, tu favorises cet épanouissement de ce que tu as de plus grand, ton âme, l’énergie de ton âme.
Tu vois à quel point, selon notre vision, les choses sont simples.
Il n’est pas nécessaire d’écrire des livres et des livres à n’en plus finir pour expliquer tout cela.
Je te montre simplement qu’il y a en toi un miroir, un miroir qui ne tient compte que du reflet pour s’aimer lui-même.
Et c’est l’ego. Et le fait d’avoir un narcissisme. Alors, tu vas me dire « Mais ce narcissisme, pardon, c’est donc un piège. Pourquoi est-ce que Dieu, pourquoi est-ce que les maîtres, maintiennent l’existence et pourquoi est-ce que nous devons le fabriquer ? »
Alors, je vais t’indiquer quelque chose, et cette chose, je te l’offre. Je vais t’indiquer que l’ego n’a pas été fabriqué par Dieu ou par les maîtres créateurs. Et l’ego n’est pas non plus maintenu par la hiérarchie, comme s’il s’agissait là d’une épreuve particulière pour les hommes afin qu’ils prouvent qu’ils n’aiment que Dieu, pour qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont que Dieu et pour la gloire de Dieu.
Non.
L’ego, c’est quelque chose qui se construit petit à petit au cours des expériences et des incarnations.
Si bien que l’on ne peut pas dire qu’un homme, lorsqu’il naît pour la première fois sur la Terre, on ne peut pas dire qu’il possède un ego.
Non, pas du tout. Absolument pas. Il est une âme, c’est certain, et une âme qui n’a pas conscience d’elle-même puisqu’elle vient de s’incarner, mais il n’a pas encore d’ego. Par contre, au fur et à mesure des expériences, cet individu incarné va bien s’apercevoir que il faut être le plus
Qu’il est agréable de recevoir l’amour, le sourire, le bonheur sur son propre visage. Qu’il lui est bien agréable de se sentir entouré. Et à force de réclamer des choses qui lui sont agréables, ces choses vont devenir des exigences, se transformant, créant ses besoins. En s’apercevant de ses besoins, on cristallise l’ego. Et en fait l’ego c’est quoi ? Ce n’est pas le piège entre Dieu et l’homme. Ce n’est pas le piège de l’orgueil par exemple.
Non.
L’ego c’est simplement la somme des besoins vitaux pour la survie. Les besoins vitaux de l’homme incarné et individualisé. Lorsqu’un homme est incarné et individualisé, il va avoir un certain nombre de besoins vitaux.
La sécurité, l’amour, la nourriture, la compagnie.
Et si ces besoins là ne sont pas remplis, ils vont devenir donc des manques.
Et à cause de ce manque, les autres énergies vont essayer de s’approprier la chose ou d’autres choses. C’est comme cela que la création de les processus « Je n’ai pas, donc je vais essayer de l’avoir. »
Mais comme l’individu se trouve sur un plan physique, alors il va essayer d’obtenir des choses qu’il peut toucher.
« Je n’ai pas eu l’amour impalpable de ma mère, mais par contre je peux avoir de l’argent, beaucoup d’argent et cela va me combler. Cela va m’apporter tout ce bonheur que ma mère ne m’a pas donné. »
Et c’est comme cela que l’on voit en quelques incarnations se créer de véritables avares ou de véritables requins financiers.
Mais cela ne veut pas dire que Dieu a créé un homme susceptible de devenir un requin dans la finance. Cela ne veut pas dire que les maîtres ont laissé persister un ego pour qu’il devienne un jour un requin financier. Mais un jour, il se trouve qu’il y a un enfant abandonné par sa mère. Un enfant qui conçoit donc une faim immense à propos de l’amour.
Et lorsqu’il grandit et qu’il prend bien conscience du monde concret, il va décider de combler ce vide avec quelque chose qu’il peut tout à fait conquérir lui-même, puisqu’il sait qu’il ne peut compter que sur lui-même pour se rassurer, se sécuriser, alors il va gagner aveuglément de l’argent. Et il grandit et qu’il prend bien conscience du monde concret, il va décider de combler ce vide avec quelque chose qu’il peut tout à fait conquérir lui-même, puisqu’il sait qu’il ne peut compter que sur lui-même pour se rassurer, se sécuriser, alors il va gagner aveuglément de l’argent. Et ce qu’il est intéressant de voir, c’est que le karma vient toujours équilibrer la chose. Que la mère qui n’a pas aimé son fils et qui donc a créé en lui ce vide, le fils le comblera par l’acquisition de l’argent, ce qui donc fait de lui un requin financier. Dans une autre vie, ce fils va peut-être même être un banquier. Puisqu’une chose que l’on développe dans une vie, se poursuit même dans plusieurs vies. Ce qui fait qu’au début c’est un grand travailleur qui devient riche, puis dans une autre vie cela devient un commerçant qui devient très riche, et dans une troisième vie cela devient un banquier très rayonnant.
Et bien ce banquier va œuvrer de telle manière qu’il va par exemple voler ses clients. Et parmi ses clients, il se trouvera cette mère qui trois incarnations auparavant avait frustré cet enfant pour le faire grandir de cette manière là.
Ce qui fait que de vie en vie, d’histoire en histoire, et bien finalement tous finissent par être remboursés.
Mais parfois, la note est lourde et surtout je dirais que l’écriture de la banque n’apparaît pas, elle n’est pas visible.
Personne ne connaît son là.
Très peu soupçonnent leur karma.
Alors ils viennent à la banque et auprès du banquier ils se plaignent, ils lui disent « Mais vous êtes un voleur ! »
Au lieu de sagement accepter la leçon, accepter d’être volé. Mais pas l’accepter comme on accepterait une gifle.
Pour bien rembourser la note.
Non.
L’accepter en prenant la leçon et en se disant « Très bien. Aujourd’hui tu me fais cela, mais c’est en même temps pour réveiller en moi la capacité d’être une vraie et bonne mère à la prochaine histoire. »
Donc le karma ce n’est pas quelque chose qui s’approche de vous pour vous gifler sauvagement. Le karma c’est dans un premier temps une force qui appuie sur le plateau de la balance qui s’est trop relevé. Imaginons une balance qui soit comme cela, elle est donc déséquilibrée. Le karma c’est une force qui va appuyer sur le plateau trop relevé pour qu’il y ait de l’équilibre.
Tout simplement.
Appelez cela le châtiment si vous voulez, mais c’est une manière bien vulgaire d’imaginer la chose. C’est juste une question d’équilibre. Et si l’on conçoit le karma comme une question d’équilibre, alors tout le monde devient un expert à la façon d’évacuer son karma. Chacun est astucieux en d’autres occasions d’évacuer son karma.
Et celui qui ne se plaint pas, tout le monde assume et se transforme en exemple.
Parce que un karma que l’on comprend, que l’on assume et que l’on brûle, n’a besoin que d’une étincelle pour exister. Alors que la plupart des hommes veulent éviter un karma pendant 10 ans, 15 ans, voir toute leur vie.
Et ce n’est pas nécessaire. Le karma n’est pas là comme un châtiment qui va vous rouer de coups pour vous faire endurer le mal égal. Le karma c’est un équilibre.
D’accord, j’ai compris.
Alors j’assume jusqu’à ce que l’équilibre soit rétabli et ensuite je serai libéré.
Pour le développement de l’intuition donc, la compréhension du karma est aussi extrêmement nécessaire. Si l’on ne comprend pas le karma, sa nature exacte, et si l’on n’arrive pas à le décoder dans sa propre vie, alors l’intuition devient fausse.
Pourquoi ?
Parce que d’un seul coup il y a comme un barrage entre l’élève et Dieu. L’élève se met à réclamer des choses impossibles à Dieu que Dieu ne peut pas lui donner. Et l’élève ne peut pas entendre pourquoi il ne peut pas les recevoir.
Tellement il est prisonnier de son envie de les obtenir.
Tandis que si je connais mon karma et que je l’assume, j’en prends la responsabilité, alors je sais ce que je peux demander à Dieu. Et avant tout en tant que bon élève, avant de lui demander des choses magnifiques et mystiques, je lui demande de m’aider à me purifier, de me soutenir dans cette responsabilité.
Et mon premier travail donc je vais le faire sur moi-même d’abord.
Ces notions dont je viens de vous parler, je vous souhaite de les comprendre au plus profond. Je ne dirais pas de les comprendre comme moi-même je les comprends.
Je n’ai jamais été orgueilleux dans mes affirmations. Je ne dis pas « Pensez comme je pense, croyez ce que je crois, soyez ce que je suis. » Je dis simplement s’il vous semble que ma parole est un quelconque écho de vérité, s’il vous semble que cela correspond quelque part à vos habitudes, s’il vous semble que cela parle à votre vie, alors dépêchez-vous d’appliquer ce que je viens de vous dire.
Et je donne un petit secret : N’ayez pas à y croire.
Appliquez.
Même si tu ne crois pas ce que je viens de dire, mais que tu sens que cela te correspond quelque part, alors applique le. Et tu jugeras de la véracité de l’outil en l’utilisant. Tu verras s’il est bon, s’il est juste grâce à l’ouvrage qu’il te permet de tisser autour de toi. Pour l’instant, tu ne peux pas savoir s’il est juste, s’il est bon. Tu ne peux que éventuellement l’apprécier intellectuellement, mais je me moque, vois tu. Je me moque terriblement, je m’assois sur ton intellect.
L’intellect des hommes est si peu développé de toute manière qu’il ne peut pas avoir une idée, même celle de Dieu.
Alors je n’attends pas ton consentement intellectuel, ton approbation intellectuelle.
Et je ne suis pas heureux de voir des colonnes de pensées s’élever et me dire « Tu me plais frère, tu me plais frère, tu me plais tu parles bien. » Je ne sais pas si je parle bien. Je n’ai aucun repère pour juger. Je ne suis pas philosophe, je ne connais pas la vérité, je ne connais pas Dieu. Je n’ai aucun repère pour savoir si ce que je dis est vrai ou pas.
Donc, tes chères pensées, tes chers instincts qui veulent toujours te faire croire à quelque chose, te faire croire en quelqu’un, ne crois rien. La plus sûre manière d’être un élève, la plus sûre manière d’aller au but, c’est de ne rien croire et même pas en Dieu. A l’instant où tu te mets à croire en Dieu, tu lui passes déjà à côté et tu ne le vois pas.
Ne crois rien, mais sais quelque chose, applique les peu d’outils que l’on t’a donné.
Ils sont peu nombreux, mais ce sont les meilleurs pour faire l’ouvrage, pour construire ton temple.
Et toi tu es là à coup de nouvel âge et de nouvelle idéologie à vouloir inventer des instruments de plus en plus sophistiqués. Tu voudrais que l’on te donne des montres à engrenages qui descendent super, des méditations extraordinaires sorties de je ne sais où.
Alors que toi déjà tu connais les meilleurs outils. Depuis l’aube des temps ce sont toujours les mêmes outils que nous les utilisons.
L’intelligence, l’amour, la patience, la tolérance, et et une grande volonté de transformation pour dissoudre cet ego.
Pour faire le lâcher prise.
Sache bien qu’en spiritualité à travers les âges, les outils sont toujours les mêmes. Et le fils d’aujourd’hui travaille avec les outils du père d’hier qui lui-même les a reçu de son père, qui lui-même les a reçu de son père et de son père et de son père jusqu’à ce que l’on remonte au père des hommes qui lui-même les a reçu du père qui est Dieu.
Car pour nous vois tu il y a deux pères.
Il y a le père des hommes, celui que l’on appelle le roi du monde par exemple, le Logos planétaire. Et puis il y a ce que toi tu appelles Dieu qui pour nous est le grand être cosmique.
C’est lui qui en fait initie les pères des hommes. Et eux en recevant ces outils préparent les prochains initiés à les recevoir qui eux-mêmes vont les donner à d’autres, puis à d’autres, puis à d’autres et ainsi à travers les âges jusqu’à ce que les outils reviennent dans le sein de l’humanité et ainsi les outils en étant tombés à travers les dimensions jusque dans la matière en ayant traversé tous les plans, vont faire leur ouvrage et comme un boomerang ils vont revenir intacts dans les mains du père qui pourra clôturer les travaux que l’on appelle spirituels. Et à ce moment là le père des hommes ainsi que tous les maîtres, tous les initiés et tous les hommes et tous les hommes seront des initiés à ce moment là, ensemble ils remonteront pour recevoir une plus grande initiation encore.
Et cette initiation là, elle sera prise de manière collective, mais face au Logos solaire.
Car je vous le dis, l’incarnation de la grande âme qui prend le monde et qui anime des millions d’hommes, cette grande incarnation c’est comme un grand rituel. Et au début le père des hommes, Sanat Kumara, le père, reçoit les outils. Et il ouvre le rituel et toutes les choses commencent et les outils descendent dans la matière et ils font tous leur ouvrage. Et à chaque fois qu’un coup de marteau est donné, un âge sonne et chaque fois et à chaque coup de marteau et à chaque âge, l’église est meilleure et redressée. Et lorsque finalement tous les âges sont accomplis et que le rituel de la grande vie arrive à sa fin, les outils retournent entre les mains de Sanat Kumara qui les reprend. Et à ce moment là Sanat Kumara avec tous les hommes arrivés à l’illumination sur la terre, entrent comme un seul homme dans le centre du soleil et ils y reçoivent ensemble la première initiation cosmique.
Et après commence une autre histoire.
Mais je ne vais pas vous la raconter ce soir.
Et veuillez d’abord de vous travailler. Et ensuite après le travail, soit moi, soit un autre frère nous viendrons vous raconter de belles histoires.
Mais d’abord il faut travailler et c’est ce vers quoi je veux vous pousser.
J’avais le travail, développer l’énergie de travail et pas forcément une énergie de foi, de croyance mystique. Une énergie de travail sur soi, de travail pour Dieu, de travail pour les hommes.
Et réunissez-vous les uns et les autres.
Il est très important de ne pas rester seul. Un homme seul s’épuise, c’est normal. Même fortement motivé un jour il est fatigué, un jour il est désespéré, un jour il est accablé par une épreuve et il perd de sa puissance.
Alors réunissez-vous les fraternités, les confréries, on mettait une mise au point pour que les hommes ne perdent pas leur force et cela se renouvelle grâce à l’amour qui circule, grâce aux oracles qui fusionnent et grâce parfois à des rituels qui sont créés. Réunissez-vous. Ce qui ne veut pas dire que du fait de vous réunir, vous devez devenir comme un.
Obéir.
Il y a il y a une grande différence entre se réunir pour faire quelque chose ensemble, pour se renouveler ensemble, pour se soutenir ensemble et appartenir à un groupe pour devenir tous les uns comme les autres semblables et dire tous la même bêtise ou dire tous la même vérité et se se juger les uns les forts les uns les autres à partir des crédo, des actions, des réactions.
Savez-vous comment fonctionne un groupe de conscience ?
Et après cela je vous quitte vraiment.
Et bien voyez vous en gros dans le cosmos fonctionne en même temps que sous le signe d’une grande collectivité, dans une grande individualité en même temps.
Et c’est ce qui permet la meilleure et la plus grande harmonie. Chaque homme continue de penser comme il peut penser, comme il en est capable et du meilleur de son cœur et de son âme même si ce n’est pas le son homme du concept. Chaque homme continue de donner et de faire ce qu’il veut, ce qu’il peut.
Mais en même temps, il respecte profondément l’autre.
Ce qui permet au groupe d’exister.
le temps ni le droit de faire ce qu’il peut comme il le peut. Je néglige de lui qu’il fasse ceci comme cela, qu’il pense ceci comme cela. Si je lui laisse l’espace, je lui laisse la possibilité de faire ce qu’il peut comme il le peut. Et si j’ai quelque chose à dire lorsque je vois qu’il n’est pas très fort dans l’expression, si j’ai quelque chose à lui dire, c’est juste un conseil. Et si j’ai quelque chose à faire, c’est juste lui montrer comment on fait.
Etre un exemple pour lui.
Et avec le sourire et sans prétention.
Voilà comment fonctionnent les confréries de l’autre côté.
Maintenant, les unités ici sur la terre, et c’est une très subtile, croyez moi.
Je vous souhaite d’accomplir ce travail et ne restez pas seuls.
Je vais essayer de de faire le vide.
Voilà, voilà.
C’est pas grand chose comme moment.
J’ai vraiment envie de voir votre réaction.
J’espère que vous aurez eu quelques réponses ou avoir vos préoccupations ou des interrogations que vous aviez. Si c’est pas le cas, j’espère que dans d’autres cas, dans d’autres contextes, vous retrouverez les réponses. Je tiens à vous remercier pour le type d’échange que vous avez euh, enfin, fabriqué puisque c’est grâce à vous qui qui l’a qui l’a été de telle qualité. Je vous dis à très bientôt après ce contact. Maintenant, je vous fais un gros bisou parce que je sais qu’il est tard, demain, il y a beaucoup de personnes qui travaillent.
Au revoir.
