Conférence du 11 mai 1991 première partie 1/5

Ce texte explore le rôle des rêves et du sommeil dans l’évolution spirituelle, en soulignant l’importance de la préparation au sommeil et de l’interprétation des rêves pour la régénération de l’esprit et la réconciliation avec la matière. Voici la question. Nous savons que pendant notre sommeil, nous rêvons. Il y a ceux qui se rappellent de leurs rêves et ceux qui les oublient. Quel est le rôle des rêves et du sommeil pour notre évolution spirituelle ? Peuvent-ils entre autres nous familiariser avec notre mort, voir nous y préparer en quelque sorte ? Je vous souhaite à tous la bienvenue et j’espère que cet échange vous apportera quelque chose et s’il ne vous apporte pas plus que ce que vous savez déjà, j’espère que de toute manière une certaine sensibilité s’éveillera. La question posée est très intéressante mais comme je le dis à chaque fois, j’essaie de dépasser le cadre des questions pour en fait réveiller une sensibilité. Donc à travers le développement de la question, j’essaierai de réveiller en vous ce qui doit se réveiller par rapport à ce que je peux voir. Chaque individu a des sensibilités plus ou moins bloquées, plus ou moins endormies, plus ou moins refoulées, mais aussi plus ou moins étêtées, exactement comme l’on coupe la cime d’un arbre. Je ne veux pas faire de grands discours sur la psychologie avec toutes les racines qu’elle trouve dans l’enfance voir même dans la vie intra-utérine. Nous passerons sur cette étape et de toute façon largement connue aujourd’hui. Nous allons essayer de voir quelle est son application dans la vie de tous les jours et j’essaierai d’insérer la question posée dans mon discours parce qu’en fait on peut y trouver un prolongement. De la manière dont je suis, de la manière dont je vis, de la manière dont j’interprète les choses, de la manière dont j’ouvre ou ferme certaines de mes énergies, de mes sensibilités, je vais m’orienter aussi pour dormir. La vie et la nuit sont exactement les mêmes choses. L’esprit ne connaît ni nuit ni jour en fait. Il est toujours en vie. Il n’y a que l’activité, je dirais une certaine activité du cerveau qui est en apparence diminuée bien qu’il parvienne encore au cerveau de grandes informations à propos de l’environnement que ce soit les bruits, les températures ou même l’influence d’une personne d’une personnalité qui serait tout proche. Par exemple quelqu’un qui rentre dans une pièce peut influencer le déroulement du rêve. Quelqu’un près de qui vous dormez, tous ces êtres là influencent le déroulement du rêve. De quelle manière ? Tout simplement parce que l’esprit étant avant tout une grande sensibilité, une grande sensitivité, tout l’environnement va être perçu et notamment l’environnement humain comme l’environnement animalier aussi si vous possédez des animaux. Ce qui fait que l’esprit va lire ce qui se passe aux alentours mais ne va pas pouvoir vous le faire tout aussi objectivement éprouver que lorsque vous êtes réveillé. Donc les informations vont être intégrées au rêve. C’est ce qui fait que par exemple, à certains moments du rêve, il y a une séquence qui véritablement ne colle pas avec le début, avec la fin et c’est un petit peu comme une virgule qui est arrivée là dans le rêve, on ne sait pourquoi. En fait, toutes ces petites virgules ne doivent pas attirer votre attention, pas plus que vous devez vous essayer à l’interprétation car ce sont de véritables parasites en provenance du monde extérieur. En provenance de la personne avec laquelle vous dormez et qui elle même est sous l’influence de son propre rêve et qui est toute préoccupée à songer à telle ou telle chose même en étant endormie. Et tout ceci par l’aura et parce que l’esprit est une grande sensibilité, cela se transporte dans votre rêve à vous, c’est-à-dire dans la vie de l’esprit que vous possédez à ce moment là. C’est pourquoi autrefois le rêve était soigné. Le sommeil était quelque chose de préparé. La pièce dans laquelle aussi on s’apprêtait à dormir dans le but de rêver était quelque chose de très isolé, de particulièrement étudiée pour que les énergies en provenance de cet environnement soient révélatrices d’un rêve chaque fois plus puissant, plus profond et non pas au contraire des énergies perturbatrices. Ce qui veut dire que quand on prépare un sommeil et notamment un rêve puisque l’on compte rêver dans ce sommeil, et bien il faut particulièrement étudier la pièce où l’on se trouve. Le moins possible y déposer les les objets journaliers, les objets que l’on ramènerait par exemple du travail, les objets sentimentaux, les objets des voyages, les objets auxquels l’on est attaché parce qu’ils nous viennent de tel ou tel ami qui l’a offert. Il faut absolument évacuer les informations en provenance du monde extérieur de façon à ce que l’esprit par sa sensibilité en se répandant d’abord dans la pièce, n’aille pas lire tout cet environnement et ne fasse pas un rêve au niveau du quotidien en fait. Même si un certain rêve quotidien peut apporter certains éclaircissements, il n’empêche pas que la plupart des rêves sur le quotidien sont tout simplement quelque chose qui se rumine et qui n’apporte pas de débouchés en soi. Si ces rêves là sont oubliés, je dirais que c’est tant mieux car en fait ils ne feraient que comme un miroir refléter la vie quotidienne que l’on a et l’esprit s’en trouverait épuisé, l’esprit objectif, la personnalité donc s’en trouverait épuisée en se levant le matin car ce serait tout simplement ressasser le quotidien, revoir exactement comme on feuillette un album photo et il n’y a pas de dépassement, pas d’imprégnation de nouvelles énergies. Ce qui fait qu’une nuit paraît être une nuit régénératrice, je dirais, une nuit où l’on a bien dormi. Eh bien c’est une nuit où en fait on en a bien rêvé. Qu’est ce que j’entends par bien rêver ? J’entends que c’est une nuit où l’on n’aura pas fait des rêves extraordinaires à propos de la voiture que l’on voudrait posséder ou d’un voyage que l’on a toujours voulu faire ou des grands oiseaux que l’on a pu voir dans la quatrième dimension. C’est un rêve où l’on aura appris quelque chose. Un rêve où l’on aura vu une certaine partie de notre vie s’expliquer et ainsi se dédramatiser. A partir du moment où l’esprit synthèse, c’est-à-dire votre être, je ne parle pas de la personnalité ou de l’esprit objectif, je parle de l’esprit synthèse, celui qui s’incarne à travers les différentes vies, lorsque celui-ci peut s’expliquer soit face à ses guides, soit face à sa propre conscience. Lorsqu’il peut s’expliquer une situation, il travaille dessus exactement comme un élève travaille sur un devoir d’école, apprendre le problème par le début, à l’analyser et à lui trouver une conclusion, à donc dédramatiser certains faits et en les dédramatisant donc en récupérant une magnifique énergie de révolution, automatiquement quand l’individu se lève, il a l’impression d’être régénéré parce que cette énergie s’est trouvée débloquée. Sa sensibilité, celle qu’il connaît sur le plan objectif, sur le plan de la personnalité, sa sensibilité va pouvoir de nouveau s’orienter vers la vie, s’ouvrir, réemmagasiner des expériences, c’est un peu comme une fenêtre qui de nouveau est ouverte et par laquelle on pourra voir, par laquelle on pourra s’instruire, voir voir passer des amis, par laquelle on pourra aussi sortir lui même pour aller voir plus loin. Sitôt donc la vie de l’individu se retrouve grandie et par cette ouverture, il y a régénération. Si au contraire le matin on se lève aussi fatigué si ce n’est pas plus fatigué que l’instant où l’on s’est couché, eh bien cela veut dire que durant la nuit, il n’y aura eu aucune régénération. Donc l’esprit n’aura pas pu faire son travail de décantation face aux problèmes quotidiens que votre personnalité assume. L’esprit synthèse est un peu comme un témoin moral, je dirais. Un témoin moral qui est un peu aussi comme un arbitre. Un arbitre est sur le terrain mais il n’est pas vraiment dans le jeu. Il est conscient qu’il a les deux équipes à surveiller mais avant tout il est le gardien du jeu. Il ne préfère aucune des deux équipes. Pour lui ce qui compte c’est le jeu qui est à jouer pourvu que ce jeu soit bien fait, soit respecté. Son travail trouve un sens uniquement à cela. Pour l’esprit de synthèse, l’esprit ma supérieur comme on l’appelle aussi, le rôle est à peu près similaire. Il est l’arbitre, il est le témoin moral. Il voit en bas deux équipes, les deux composantes de sa personnalité. Une équipe qui est toute vêtue de noir et qui aime bien jouer le jeu profane, qui aime bien attraper le ballon de toutes les manières, qui aime bien aussi prévoir des petits coups rusés parce que comme cela on a l’impression d’aller plus vite que les autres et de peut-être pouvoir gagner la partie, c’est plus facile. Et puis il y a l’autre équipe qui est de blanc vêtue et qui elle essaie de jouer chaque fois le sport le plus élégant, le sport le plus élevé, le sport le plus moralisé. Et l’arbitre voit ces deux équipes essayer de jouer tout simplement le jeu de la vie sur le terrain de l’environnement humain, de l’environnement social, l’environnement familial et cetera. Chaque fois qu’il y a la nuit et le sommeil, pour ces deux équipes il s’agit de poser le ballon. On rentre au vestiaire et on dort sur les bancs. Pour l’arbitre, le travail continue parce qu’il n’est pas simplement question de jouer un match, de le gagner ou de le perdre et de resélectionner les équipes pour chaque fois aller plus loin et pour chaque fois espérer gagner la coupe nationale ou internationale ou mondiale et cetera. Il ne s’agira pas de trouver d’autres équipes. Un jeu individuel, un jeu intérieur est toujours le même jeu avec les deux mêmes équipes. On ne va pas pouvoir aller en sélectionner d’autres. Donc pour l’arbitre, il va s’agir de réfléchir et de voir les problèmes qu’à l’équipe noire, les problèmes qu’à l’équipe blanche, essayer de déterminer la stratégie en même temps que le jeu d’équipe le plus approprié pour que ce problème commence à se dissiper et pour pouvoir jouer chaque fois un match meilleur car il n’y aura pas d’autre équipe. Il n’y a que ces deux là du début à la fin. Il va donc s’agir de les psychanalyser, de les redresser, de leur calmer l’esprit et essayer de les perfectionner pour que si possible un jour dans la vie, elle joue un match extraordinaire qui dépasse le jeu lui même qui est bien sûr de trouver un gagnant entre les deux parties mais qui sera un jeu tout à fait différent, un jeu de fusion puisqu’en fait il n’y a qu’un seul ballon. Le fait qu’il n’y ait qu’un seul ballon avec les deux équipes prouve bien que l’on doit aller vers un jeu de synthèse et non pas continuer un jeu comme cela de dualité. Les deux équipes sont en duel tant qu’elles pensent devoir attraper ce ballon et marquer des buts. Une fois que les deux équipes ont compris qu’elles sont en fait l’expression d’un seul et même esprit de synthèse, alors le ballon n’est plus quelque chose que l’on se dispute, marquer des buts n’est plus important du tout, n’est plus le but de la vie mais il va s’agir de prendre ce ballon et de fusionner avec lui pour que dans un seul coup de pied les deux équipes s’envolent avec ce ballon et qui retourne, retourne au grand arbitre céleste tout simplement. Et à ce moment là, on peut dire que la partie est gagnée. Avant cela, avant que l’on découvre l’esprit de synthèse, avant que l’on sache exactement quel goût il a, avant que l’on puisse l’expérimenter, eh bien on aura l’impression de devoir gagner des points sur la vie. On aura l’impression de se battre avec soi même. On aura toujours l’impression qu’il y a ces deux équipes qui essaient de se disputer le pouvoir et qui chaque fois fait la victoire sur l’autre, ce qui laisse chaque fois une partie de soi désillusionnée et surtout chagrinée. Lorsque c’est l’équipe profane qui gagne en vous, vous êtes désillusionné, vous avez du chagrin parce que vous essayez de devenir de plus en plus un chrétien ou bien un disciple, en tout cas quelqu’un qui se perfectionne. Donc quand c’est de nouveau la triste et brutale nature humaine inférieure qui gagne, le disciple est chagriné. Et puis lorsque c’est l’équipe angélique qui gagne, tous les petits anges qui sont en nous et qui font les choses magnifiques, alors là le disciple est très content. Il est tellement très content qu’il commence à se surestimer si bien que finalement il doit de nouveau retourner sur le terrain pour se prouver que d’accord, il a une petite victoire mais ce n’est pas le bout du monde. Donc pour l’individu, entretenir ce match et de façon quotidienne est un endroit de déperdition d’énergie. Ce n’est pas simplement l’endroit de la douleur, ce n’est pas simplement l’endroit du conflit mais c’est un endroit où une grande énergie va être gaspillée et puis s’en aller dans la nature. Heureusement la nature sait quoi faire avec cette énergie. Elle va pouvoir ressourcer son plan minéral ou son plan végétal ou le plan animal. Les animaux vivent énormément par, je dirais les petites détritus, les petits gaspillages qui sortent de votre aura car ce qui sort comme cela sort à la suite d’un conflit, ce n’est pas très beau, ce n’est pas bien sûr très propre. Ce n’est pas comme lorsqu’un homme de façon consciente et volontaire se met à rayonner sur une plante. Là il sort un aliment véritable pour la plante, immédiatement assimilable d’ailleurs. Mais lorsque ce sont ces petits ces petits éclats qui sortent de l’aura, eh bien la nature va devoir recycler ces éclats pour n’en prendre que l’énergie. Ainsi c’est ce qu’elle fait. Et grâce à ces débordements, eh bien la nature trouve une réserve d’énergie qui l’aide à survivre, à passer les différents caps de sa propre transformation puisque la nature aussi se transforme, change de peau, développe des plans ou en fait mourir d’autres et aussi cela lui permet de compenser un certain mal que la race humaine lui fait subir par les excès de la société comme la pollution par exemple. Ce qui veut dire que lorsqu’un individu va se coucher pour dormir, il va trouver dans son sommeil le reflet de la vie qu’il entretient chaque jour sur la terre, les compréhensions ou incompréhensions qu’il a, les limites ou les ouvertures, les projets aussi, les désirs. Tout ceci va se retrouver mis sur une table. Une table qu’on peut aussi appeler le grand miroir. Et sur ce miroir, l’arbitre, l’esprit de synthèse vient essayer de faire du propre. Lorsque l’on fait un cauchemar, si l’on s’arrête à l’impression émotionnelle qu’il donne, bien sûr il y a la peur, bien sûr il y a l’affolement et ce n’est pas agréable. Et en fait un cauchemar est un exorcisme. Dans la mesure où un individu a été chargé dans la journée de certaines interprétations où il a tiré certaines conclusions qui dépassent largement la nature de l’événement qu’il a rencontré, lorsqu’il dramatise énormément des situations ou lorsqu’il est véritablement à l’intérieur de situations dramatiques, tout ceci représente des énergies affolantes pour le corps astral. En fait le cauchemar qu’expérimente la conscience au moment de la nuit a exactement le même degré d’affolement émotif et de terreur émotive que ce que le corps astral éprouve pendant que la conscience est réveillée et qu’elle est à l’intérieur des situations. Lorsque par exemple on éprouve une dispute ou que l’on expérimente le décès d’un être cher ou lorsque l’on se prend de trop de sensibilité pour des catastrophes qui se passent dans le monde et cetera. C’est exactement cette même vibration et ce même goût que goûte le corps astral. Donc pas étonnant à ce que dans la nuit, il y ait puisqu’il y a décantation, il y ait la lecture de ce goût fait au niveau de la conscience et que ce goût prenne une allure de terreur, c’est normal. Simplement lorsque la conscience est sur le plan objectif parce que vous êtes réveillé, cette terreur est beaucoup plus refoulée, beaucoup plus interne. L’homme n’a pas conscience de son corps astral. L’homme a une certaine conscience de ses émotions parce qu’il est le terrain, l’actualité de certaines émotions, de certains sentiments. Mais en fait il n’éprouve qu’une couche très superficielle de l’émotion véritable qui a lieu et qui est en mouvement dans son corps astral. Ce qui fait que la nuit, lorsqu’il y a une lecture absolue puisque on met tout sur la table, eh bien l’on s’aperçoit exactement de la terreur profonde qu’éprouve cette feuille sensible qui est le corps astral. C’est pourquoi il faut faire attention aux conclusions que l’on tire durant la journée et non pas simplement pour se prévoir une bonne nuit mais aussi pour se prévoir une bonne vie. Lorsque l’on fait ainsi sentir au corps astral des terreurs aussi grandes, des mouvements d’émotions aussi profonds, eh bien l’on s’oriente vers des expériences dramatiques, il faut le savoir. Il y a d’abord juste pour soi l’usure du corps astral. Qui dit usure du corps astral, du corps astral dit avec le temps tendance aussi à la dépression, possibilité de la dépression, d’une tristesse assez quotidienne ou bien d’un état d’esprit désillusionné que l’on va appeler sagesse puisque ceux qui n’ont pas de désillu- Donc, ça reste beaucoup plus sage. Mais en fait, il y a une façon d’être sage tout en étant encore plein d’espoir, de projets et même d’une certaine forme d’utopie. Celui qui est sage parce que en fait, il n’espère plus rien, il ne se permet plus de rêver, c’est un homme triste, ce n’est pas un sage, même si l’extérieur pourra dire mais il est plus tempéré que moi qui suis toujours en train de rêver. Celui qui est toujours en train de rêver, on fait beaucoup plus de vie que celui qui fait tempérer uniquement parce que il est triste et que la vie ne lui donne plus de rêver. Donc, il faut réveiller les énergies non seulement que l’on a sur le plan astral, mais aussi sur le plan physique. L’astral et le physique sont très liés. Et je dirais que pour avoir une bonne vie comme pour avoir des rêves qui soient des expériences de l’esprit et non pas simplement ce déballage et cette décantation nocturne qui en fait, n’apporte pas grand chose de positif, pour avoir donc tout cela, et bien, il faut vivre pleinement. Il faut s’incarner complètement. Accepter totalement son corps. Et non pas simplement le voir comme un amas pourvu d’un anus qui nous oblige toujours à aller aux toilettes. Pourvu d’un système qui va aller uriner. Pourvu d’un estomac qui nous oblige à manger. Pourvu d’une certaine capacité à s’autodétruire ou à se salir. L’élimination des cellules, par exemple, qui nous oblige à nous laver constamment. Il ne faut pas voir toute l’activité du corps, l’activité biologique comme étant une impureté en soi. Beaucoup d’individus par idéalisme, par amour du pur esprit, considèrent que la matière n’est pratiquement que cet anus nauséabond par lequel s’échappent tous les déchets du corps. Et en fait, ils transposent sur le corps et sur la fonction de l’anus, ils transposent leur désir de purification et aussi leur problème à se purifier. C’est très difficile de se contrôler. C’est très difficile de ne plus être jaloux, de ne plus être coléreux, de ne plus être ambitieux. C’est très difficile d’être généreux, c’est très difficile de donner ce que l’on a, c’est très difficile d’être spirituel, d’être un pur esprit. Alors quand d’un seul coup, le corps nous rappelle qu’il est sale, qu’il a des impératifs, comme les impératifs sexuels ou les impératifs de toilettes, et bien, cet amas de chair apparaît pour certains comme étant grossier et surtout comme étant largement inférieur à l’esprit. Pour récupérer la vie, le quotient de vie dont est capable un être humain, il faut d’abord faire une réconciliation avec la matière. Un corps, ce n’est pas simplement celui qui va demander du sexe, celui qui va demander d’aller aux toilettes, celui qui va demander de manger et celui qui va nous embêter par la personnalité inférieure qu’il nous confère. Un corps, c’est un élément de la nature, un habit de la nature. Comment est-ce que l’esprit pourrait venir chercher dans la nature ses énergies régénératrices dont il a besoin, si la nature ne lui fournissait pas un corps fait par ces mêmes éléments dont il a besoin pour se régénérer ? Il y a dans le corps tout ce que l’on trouve dans la nature. Et notamment, tout ce qui se trouve dans la nature sert à la régénération de l’esprit, à sa réintégration spirituelle. Il était donc absolument logique que l’esprit s’incarne dans un vêtement naturel comme est le corps. Ainsi, il était en relation quotidienne, en contact et en synthèse quotidienne avec les éléments mêmes dont il a besoin pour se régénérer. Mais lorsque l’on est simplement un être humain et que l’on n’est pas encore conscient des prodiges de la nature, ni même du pourquoi de l’incarnation, ni même du pourquoi de l’univers, alors on ne s’aperçoit pas de la grande mission que fait le corps vis-à-vis de l’esprit et la grande mission qu’accomplit l’esprit dans son corps, dans sa matière. À partir du moment où l’on commence à savoir un petit peu pourquoi l’on est sur terre, pourquoi l’on est dans la matière, alors on se réconcilie avec elle. Et vis-à-vis de la chair, il se passe le même cérémonial que lors de la naissance de Jésus et son apparition dans la crèche. L’apparition de l’esprit dans la matière qui n’est pas une chute, qui n’est pas une dégradation, mais qui est une véritable mission, une mission de survivant. Quand l’esprit du Christ, pour prendre ce moment qui permet une parabole et qui nous permet l’image pour vous parler, quand on considère l’esprit du Christ qui descend dans l’enfant Jésus, donc dans la matière, l’enfant Jésus représente la matière à ce moment-là, même s’il est déjà un être humain, c’est la matière du monde. Quand l’esprit du Christ descend dans l’enfant Jésus, ce n’est pas pour rejeter la matière, c’est sa mission puisqu’il y descend. C’est bien au contraire pour accomplir un ouvrage divin, d’une qualité divine. Il n’y a pas l’esprit du Christ qui se sentant le Christ est largement au-dessus de la matière, rechigne à naître et frappe le sein de sa mère en lui disant mais pourquoi m’as-tu fait naître ? Euh, moi qui ne suis que pur esprit, j’aurais préféré rester auprès du père. Non. L’esprit du Christ descend dans l’enfant Jésus, dans la matière. Et il en va de même pour chaque Christ. C’est-à-dire pour chacun d’entre vous, pour chaque âme, puisque l’âme est l’élément christique à l’intérieur de chaque individu. À partir du moment où l’on admet cette descente du Christ sur la terre, on comprend mieux aussi la mission de chaque être humain. Jésus avait cette mission plus particulière de servir de témoin, de révéler la présence divine, de révéler un certain message d’amour. Mais si on enlève la particularité et que l’on voit tout simplement le témoignage de l’aventure de l’esprit, et bien, on s’aperçoit que il en va de même pour chacun de nous et qu’il faut accepter cette naissance, cette descente et que l’étable, en fait, puisque beaucoup de disciples estiment que la vie en société, que la vie sur le plan physique, ce n’est qu’une étable où l’on traîne et où l’on devient parfois plus plus bête que méchant, et bien, cette étable n’existe que dans la tête des individus. Prenons la crèche et prenons cette étable. Le prénom aussi un promeneur. Un promeneur qui a l’habitude de vivre dans de jolies maisons. Mais voilà qu’il est surpris par la pluie, il se trouve en pleine campagne, il décide de s’abriter et il ne trouve qu’une étable. Pour lui, passer la nuit dans une étable, c’est terrible, il a l’habitude des matelas douillés, des couvertures chaudes, des ambiances magnifiques. Pour lui, vraiment, l’étable est une étable, c’est-à-dire un endroit à bestiaux. Maintenant, regardons la naissance de Jésus. Il vient au monde dans une étable et il paraît tout aussi heureux, non pas parce qu’il est un bébé, mais tout simplement parce que dans son esprit, il n’y a pas d’avilissement. Il vient au monde. Il vient au monde auprès de ses parents. Si ses parents sont dans une étable, peu importe, le monde est une étable quand on en fait une étable. Cela aurait pu être un palais si les hommes font du monde un palais. Mais si on en fait une étable, alors forcément, l’on va naître dans une étable nauséabonde. Il faut accepter non seulement la naissance, mais le fait d’être incarné. Il faut non pas constater à chaque minute du jour que le corps est lourd, que la matière nous induit en tentation, que le regard juste posé sur tel ou tel gâteau nous donne une grande envie de le dévorer, que sitôt que l’on s’apprête à méditer, on a envie d’aller regarder plutôt des spectacles, si l’on fait ainsi une liste de tout ce que soi-disant la matière, la personnalité, le corps nous empêche de faire chaque fois que notre bon cœur se serait réveillé pour devenir plus spirituel, et bien forcément, on va devenir contre la matière, contre le corps, contre la mission même que l’on a à accomplir. On sera en complet déphasage. Si l’on s’aperçoit que lorsque l’on regarde un gâteau, ce n’est en fait pas la bouche toute seule qui se jette sur le gâteau avant même que l’on ait pu réfléchir, si l’on s’aperçoit que il y a tout un travail à l’intérieur de l’esprit, à l’intérieur même de l’esprit inconscient, subconscient et que par ce plaisir que l’on croit pouvoir tirer d’un gâteau, en fait, l’on va compenser une multitude de plaisirs auxquels l’on n’a pas accès parce que l’on n’exerce pas le métier que l’on veut, parce que l’on n’a pas eu l’enfance rêvée, parce que l’on n’est pas marié à l’être idéal et parce que l’on ne peut pas partir en vacances et parce que l’on n’a pas les cheveux aussi blonds que l’on souhaiterait ou aussi longs qu’on le voudrait ou aussi frisés et parce que l’on n’a pas le corps que l’on voudrait pour être magnifique et pour séduire les gens et se sentir bien avec soi-même. Lorsque l’on s’aperçoit qu’en fait les motivations qui nous jettent vers ce gâteau ou vers cette boîte de cacahuètes ou vers n’importe quelle autre chose comme l’alcool ou la cigarette, ce sont en fait des mouvements de compensation, et bien, l’on n’est plus actif à conclure que la matière est grossière, que le corps nous induit en tentation. On découvre que l’on est malade et que en plus d’être malade dans l’esprit, on va rendre le corps malade parce qu’on le bourrant de sucreries ou d’alcool ou de tabac, on va l’handicaper, on va briser ses harmonies, on va l’intoxiquer et l’on sera un jour très malade, parfois même sur le point de mourir uniquement à cause de cela. Quand au lieu de reprocher à la matière ou à la personnalité toutes ces choses, l’homme se regarde en face et conclut je suis malade, alors il a fait déjà un grand pas vers sa libération. Cela prouve que sa conscience enfantine ne prédomine plus, qu’il n’a plus tendance à rejeter la faute sur l’autre et notamment ici sur le corps et la personnalité. Quand on est petit, on rejette la faute sur le grand frère, la grande sœur ou le petit frère ou la petite sœur, sur les amis, sur papa, sur maman, puis plus tard, lorsque l’on est adolescent, sur la société toute entière. Et quand on s’est, ma foi, tant bien que mal accommodé de tout cela et que l’on a fait toutes les concessions qu’il faut pour survivre, pour essayer même d’être un peu heureux, étant donné que l’on n’est pas plus heureux et que l’on a tout autant de révolte et qu’il y a tout autant de choses que l’on n’accepte pas, alors, si en plus on s’intéresse à la spiritualité, c’est la faute à la personnalité. C’est la faute à la matière. C’est la faute au système qui nous envoie dans cette matière et qui nous laisse là sans un Dieu visible ni parlant. Ce processus enfantin pousse le disciple à créer de plus en plus de conflits. De plus en plus, ces deux équipes de foot vont se battre car il va s’agir à ce moment-là, c’est vrai, de marquer des buts puisque l’on veut absolument être heureux, puisque l’on veut absolument être beau, puisque l’on veut absolument s’en sortir. Alors, il va falloir se battre parce qu’on la voit cette personnalité, on la surprend, elle nous pousse, elle nous jette contre ce gâteau. Et si par hasard dans la journée, on se retient et que l’on met un cadenas au frigidaire ou un placard, et bien, pendant la nuit, on en rêve et on en mange des gâteaux et des gâteaux et des gâteaux. Et le disciple se lève en se disant non, c’est encore sa faute, c’est la personnalité, les sens dont on m’a pourvu. Et alors, on regarde Dieu dans le haut du ciel et on lui dit mais pourquoi tu nous as fabriqué comme ça avec des sens capables de jouir ? Et c’est là que l’on construit une philosophie complètement erronée où on se dit que si les choses sont comme ça et qu’il y a un tel Dieu qui a fabriqué les choses de telle manière, c’est qu’il y a sans doute une méthode pour le rejoindre. Cela passe donc par l’épreuve, on doit être éprouvé, on doit être mis face à ses sens, face à cette matière diabolique qui sans doute dans le sens d’être éprouvée parce que Dieu ne reprendra que ce qu’il se fait le plus pur. Et ainsi, on voit toute une philosophie, toute une religion et même une religion qui s’infiltre à l’intérieur de l’occultisme qui se veut pourtant le plus libre et le plus libérateur normalement. Mais on le voit, on voit cet état d’esprit s’infiltrer dans toute la pensée, même la plus occulte. Pour aboutir à quoi ? Pour aboutir à une construction que j’appellerai maléfique de cette idée que l’homme vient sur la terre envoyé par un père qui va le piéger pour l’éprouver. Et si il a réussi à remporter toutes les épreuves, alors il va pouvoir revêtir l’habit de gloire et retrouver son père éternel, tandis que tous les autres continueront d’être charbon, à mourir de toutes sortes de maladies et à s’enfoncer dans toutes sortes de pièges. Et ensuite, on nous sert l’amour de Dieu. Parce que l’amour de Dieu est un amour plein de pitié, n’est-ce pas ? Dieu envoie ses enfants se faire éprouver, mais il a quelque part un pincement de cœur dans sa longue éternité, alors il se dit par ci par là, j’enverrai un Bouddha, j’enverrai un Christ, j’enverrai un Krishna et puis je leur montrerai ma grande compassion, mon pardon. Et puis à chaque fin de millénaire, et bien, je ferai des amnisties. Et le disciple qui construit petit à petit ce genre de philosophie ne s’aperçoit même pas de sa grossière erreur. Il ne voit même pas à quel point un tel monde serait horrible, à quel point il ne mérite plus le nom de divin et à quel point, comme je le dis chaque fois, je serais près de lui pour l’aider à inventer un autre monde. Et je continue de servir celui que l’on appelle le père, ce que l’on appelle les hommes, c’est bien parce que l’univers fonctionne autrement et est composé autrement. Il ne s’agit pas d’être éprouvé sur la terre. Bien sûr, il y a quelque part la dimension de l’épreuve, mais pas parce que l’épreuve fait partie du chemin et est le test que l’on rencontre sur le chemin qui donne la dimension spirituelle à l’homme. Le sentiment de l’épreuve n’est là que parce que il y a un attachement. C’est donc l’homme qui transforme un mouvement en une épreuve. Dieu n’a jamais prévu aucune épreuve. Il y a tout simplement les phases de régénération. À tel plan, il y a tel feu à intégrer. À tel autre, tel autre feu à intégrer pour sa survie, pour sa perfectibilité cosmique. Mais entretemps, il y a l’esprit objectif qui remarque que il y a tant de fraises, c’est très bon, que le café, c’est bon, que la cigarette, c’est bon et c’est bon non pas parce que c’est bon en soi, mais c’est bon parce que cela permet de compenser un bonheur que l’on n’a pas, que ce soit un bonheur familial, un bonheur sexuel, un bonheur professionnel ou un bonheur divin, spirituel. Alors forcément, comme il s’agit de compenser à l’instant où une de nos énergies tente de changer de plan pour se développer, automatiquement, l’individu va se trouver attaché car pour lui, il ne s’agit pas par exemple d’arrêter de boire ou de fumer ou de diminuer sa sexualité ou de ne plus penser à tel ou tel problème dans la vie ou tel ou tel intérêt dans la société, il va lui falloir lâcher une compensation. Et ça, pour l’esprit, c’est impossible, c’est impossible. C’est pour cela que tant d’individus ont l’impression d’échouer face à leurs épreuves. Ce n’est pas parce qu’ils sont mous et petits qu’ils échouent. C’est parce que ce qui les attache même à cette source de plaisir ou à même cette colère. Par exemple, beaucoup de gens essaient d’être moins coléreux, mais ils n’y arrivent pas. Et ils pensent que c’est parce qu’ils sont nés comme cela, qu’ils ont hérité du père ou de la mère ou que c’est parce qu’ils ont eu une mauvaise enfance et qu’ainsi, il y a un programme d’inscrit dans leur esprit. En fait, toutes ces choses sont fausses parce que la colère n’est jamais une attitude du caractère. Ce n’est pas une particularité du caractère ou de la personnalité. La colère est un moyen de défouler des énergies que l’on ne peut pas concrétiser, que l’on ne peut pas manifester pour en tirer un bonheur, une sécurité. Alors, il y a cette oppression qui nous pousse à être irritable. Ce qui fait que lorsque quelque chose ne va pas ou ne nous plaît pas, et bien, on rentre dans une grande colère. Mais ce n’est pas une attitude de tout caractère. Il n’y a pas la colère comme il y a la générosité ou l’avarice. La colère est un point de déferlement d’une énergie qui, si elle était opprimée encore plus longtemps, commencerait à ravager le corps astral, à faire un petit trou, exactement comme un petit ver dans une pomme. Et hop, je deviens un petit grincheux, je deviens un petit grincheux. Et j’en veux pour preuve que le les gens qui ont des colères trop rentrées depuis trop d’années sont des gens dépressifs. Cela se conclut par une dépression, parce qu’il y a usure, des petits trous secrets dans le corps astral. Et par là, toutes les énergies sortent, il n’y en a plus une seule pour alimenter suffisamment le cœur ou le système digestif, ou pour même savoir bien dormir, et les nuits sont agitées parce que superficielles, donc en relation avec le corps astral primaire de la Terre. Là où se trouvent tous les problèmes, toutes les pensées vulgaires, tous les désirs de guerre, là où pensent tous les businessmen qui sont en train de prévoir des plans pour arracher des marchés économiques, et cetera. Ah, étonnant donc que certaines nuits soient très agitées parce qu’elles sont superficielles, donc en contact avec l’astral inférieur de la planète. Ce qui est un très mauvais endroit pour dormir, il n’y a là aucun repos, il n’y a que des idées de guerre, des idées de commerce, des idées sexuelles. L’esprit ne peut pas faire cette décantation dont je parlais tout à l’heure, il n’a pas l’occasion de monter suffisamment haut pour se parler à lui-même et dans une certaine sagesse pouvoir prendre certaines décisions, arrêter certaines certains comportements, dissoudre certaines conclusions qui ont été tirées et qui alourdissent l’individu. L’arbitre ne peut pas faire sa fonction. L’arbitre peut agir de la sorte parce que, comme je l’ai dit au début du discours, il a la chance de ne pas être dans le jeu. Il doit surveiller le jeu, mais il n’est pas dans le jeu. À aucun moment il ne rejoint une ou l’autre des parties pour s’investir dans le jeu. Il ne peut pas s’identifier à ce jeu. Il sait qu’il doit arbitrer tant que les énergies ont décidé de se faire la guerre et de se marquer des buts et des contre-buts et des pénaltys. Il sait qu’ils doivent faire ce petit jeu, mais il sait en même temps que là n’est pas sa véritable mission. Il doit simplement veiller à la situation en attendant que ses deux enfants aient suffisamment grandi pour s’apercevoir de la fusion dont ils sont capables, du véritable jeu qu’ils peuvent jouer. Donc, lorsque l’on essaie de penser à la vie d’une manière plus spirituelle, il faut d’abord enlever de l’esprit cette idée que le chemin est un chemin d’épreuves. C’est faux, complètement faux. Et je vous demande de rejeter toutes les philosophies, toutes les sectes ou toutes les religions qui se sont fondées sur ce principe, car elles ne vous amènent pas à la libération, au contraire. Elles vous amènent à devenir des individus de plus en plus névrosés, de plus en plus en conflit avec vous-même. Vous ne pouvez même pas voir en vous ce qui ne va pas, puisqu’avant que vous puissiez vous en apercevoir, vous savez déjà que c’est le mal. Ce n’est pas le mal, c’est une compensation. Un homme qui a des compensations va être très attaché. Je vais faire une parabole pour vous faire comprendre. Prenons un fermier qui ignore complètement que la soif est en lui. De manière régulière, chaque jour, il ressent la soif. Il voit aussi la soif de ses animaux et la soif des légumes dans son potager qu’il tente de faire pousser.

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